Ce soir, je voudrais reparler d’un point pratique important puisqu’au cours des dernières réunions, on a beaucoup vu ce que nous étions en Christ, ce que Christ avait fait en nous. On a commencé à parler de choses pratiques, mais j’aimerais insister davantage sur un point très pratique ; c’est la marche par l’esprit. Marcher par l’esprit, ou marcher par la chair.

Nous savons, par la Parole et dans nos cœurs qu’en Christ nous sommes morts. Notre vieille nature est morte en Christ. La nouvelle nature a été créée entièrement parfaite, à l’image de Jésus qui a tout accompli pour nous, pour que nous puissions entrer dans sa perfection. Pour comprendre cela par la révélation du Seigneur, il faut vraiment se placer devant Dieu et prier qu’Il nous ouvre l’esprit pour comprendre, et que l’on puisse voir les choses comme Dieu les voit.

Après cela, une fois qu’on les a vues, il faut marcher dans ces choses, dans notre vie de tous les jours. Il ne faut pas que ces révélations restent suspendues en l’air ou au fond de nos cœurs ; il faut qu’elles se traduisent par quelque chose de concret ; quand nous l’avons compris, vraiment, du fond du cœur, la marche doit suivre. La Bible parle de la marche par l’esprit, aux chrétiens. Ils sont donc censés marcher par l’esprit. Les chrétiens du début ne le faisaient pas tous ; certains marchaient par la chair, d’autres avaient même commencé par l’esprit et finissaient par la chair, comme les Galates… C’est toujours possible, et nous devons bien veiller à ce que dans notre vie pratique, ce soit une croissance régulière et un apprentissage régulier de la marche par l’esprit.

Nous allons simplement revoir quelques passages qui nous montrent ce qu’est la marche par la chair et ce que la Bible dit à propos de la marche par l’esprit. Dans toutes ces choses, n’oublions pas que notre maître, c’est le Seigneur qui habite en nous. C’est pour cela que le plus important, c’est la nouvelle naissance. Quand nous avons, dans nos cœurs, le Seigneur Jésus qui est notre maître, nous avons en permanence avec nous quelqu’un qui nous enseigne par le Saint-Esprit ; mais il faut écouter sa voix, il faut nous laisser guider pour pouvoir être conduit par l’Esprit, ce n’est pas toujours facile, si nous ne veillons pas en permanence, à chaque seconde de la journée, et même de la nuit parce que nous pouvons confier notre nuit au Seigneur pour qu’Il la remplisse.

Il faut que nous puissions reconnaître, avant toutes choses, quand nous marchons par la chair et quand nous marchons par l’esprit. Bien souvent, on ne s’en rend pas compte, ou on a une impression désagréable. Dans certains cas, on ne se rend pas compte que l’on est dans la chair ; on n’a pas le discernement, on a besoin d’être éclairé par le Saint-Esprit. Il y a des moments où on sait très bien ce que c’est de marcher par la chair, parce que Dieu nous a éclairés. A ce moment-là si on continue à marcher par la chair, on le fait dans la désobéissance. Mais souvent, on le fait par ignorance, on n’est pas encore éclairé, on n’a pas encore reçu la révélation du Seigneur, alors on continue à marcher dans la chair jusqu’à ce que le Seigneur nous éclaire et nous dise : « Tu as compris maintenant. Tu dois aller plus loin, te dépouiller de ça et te revêtir de l’homme nouveau ».

Marcher par la chair dans la Bible, cela veut dire simplement : marcher selon la nature humaine de péché, la nature indépendante, coupée de Dieu, qui est sous le contrôle de l’homme lui-même. Marcher par la chair, c’est marcher selon l’homme indépendant de Dieu. Nous savons qu’au début, ce n’était pas ainsi ; Adam et Eve étaient en communion avec Dieu par leur esprit. Quand le péché, quand la chute est venue, l’homme a été coupé de Dieu dans son esprit, puisque la mort est entrée en lui. Étant coupé de Dieu, il est devenu une unité indépendante, isolée de Dieu, et il a fallu qu’il s’en sorte par lui-même, il a donc développé toutes ses capacités de l’âme et ses capacités intellectuelles, pour construire un monde où il pourrait vivre sa vie, indépendamment de Dieu ; ça c’est la nature de péché. Il y a des siècles de marche par la chair avant nous (des siècles d’héritage charnel, de la nature d’Adam), et aussi des années de marche par la chair avant que nous ne nous convertissions. Nous savons que la chair est sous le contrôle du diable.

Jacques dit au chapitre 3, et au verset 15  : « La sagesse d’en bas n’est pas la même que la sagesse d’en haut », et cette sagesse d’en bas, Jacques dit qu’elle est « terrestre, charnelle et diabolique ». Il associe les trois termes. Dans Jacques 3 : 15 la sagesse d’en bas est « terrestre, charnelle, diabolique ». Donc, tout ce qui est terrestre, tout ce qui est humain, c’est cela la chair. C’est sous le contrôle de l’esprit de l’homme qui est indépendant de Dieu, qui est sous le contrôle du péché ; et nous savons que cette nature-là est elle-même dominée par Satan qui contrôle le monde entier. C’est pour cela que Jésus nous a fait sortir de ce monde de ténèbres par la nouvelle naissance quand nous avons demandé pardon pour nos péchés, qu’Il nous a accordé la révélation de la puissance du sacrifice de Jésus, de la Croix et du sang. A ce moment-là, nos yeux s’ouvrent et Il nous transporte dans son royaume, mais nous ne sommes pas entièrement et immédiatement transportés dans ce royaume sur le plan de notre corps et sur le plan de notre âme.

C’est de là que vient le problème de beaucoup de chrétiens ; nous recevons une nouvelle nature dans notre esprit, mais notre âme a besoin d’être renouvelée. L’âme c’est les pensées, les sentiments et la volonté. Elle était entièrement sous le contrôle de l’esprit humain non régénéré et du diable. Quand la nouvelle naissance vient, il faut comprendre que le Seigneur travaille pendant tout un temps, dans notre âme, pour la renouveler et la mettre en accord avec cette nature nouvelle que nous avons reçue. Quand nous parlons de marcher par l’esprit, il faut changer là aussi de cap. Dans l’ancienne nature, nous étions complètement contrôlés par notre âme charnelle qui était sous l’influence du péché et du diable, et cette âme n’est pas née de nouveau quand notre esprit reçoit la nouvelle naissance. L’âme a besoin d’être renouvelée, la Bible parle constamment de changer les pensées, de nous revêtir des sentiments de Jésus-Christ etc…

Cette âme est héritée de la vielle nature. Au moment où je me convertis, toute ma vieille nature est crucifiée en Jésus, elle est morte en Jésus. Mais il faut d’abord que j’aie cette révélation par la Parole, ensuite il faut que j’apprenne à sortir de l’emprise de l’âme, de ma volonté humaine non régénérée, de mes pensées humaines, qui ont été tellement remplies des choses du monde avant que je me convertisse, qu’il faut un certain temps plus ou moins rapide, (selon la révélation que nous avons au départ et selon notre soif du Seigneur), il faut un certain temps pour que nous puissions vivre non pas sous le contrôle de l’âme, mais sous le contrôle de l’Esprit du Seigneur, donc, une marche par l’esprit. Si nous rencontrons des problèmes dans notre marche quotidienne, ce sont souvent des problèmes dus au fait que l’âme non régénérée continue encore à contrôler notre marche de tous les jours. Ce n’est pas encore l’esprit régénéré qui contrôle, ce n’est pas le Saint-Esprit, qui est pourtant en nous, c’est encore l’âme. Et tout le travail de sanctification consiste justement à déplacer notre centre de contrôle. La tour de contrôle va s’installer dans l’esprit et non plus dans l’âme non régénérée. Ceux qui sont dans le monde ne peuvent pas faire autrement que marcher dans la chair. Autrefois, nous étions de leur nombre, et nous ne pouvions pas faire autrement que marcher dans la chair. Tout ce qui était terrestre nous intéressait, rien de ce qui était spirituel nous intéressait vraiment. Ce n’était que ce qui était terrestre, et à la rigueur religieux qui nous intéressait, mais ce qui est religieux n’est pas spirituel. Ce qui est religieux est du domaine du terrestre, du diabolique, du charnel. Marcher selon la chair, cela voulait dire, pour nous, nous confier dans l’homme et dans toutes ses capacités. Je reviens là-dessus, parce que l’homme a beaucoup de capacités intellectuelles, de l’âme, de l’esprit ; il a des tendances artistiques, des capacités intellectuelles très fortes ; il a une volonté qui peut être très puissante ; il peut dominer le monde par sa nature humaine. C’est ce qu’il est en train de faire en ce moment, il conquiert l’espace, la Lune, il va sur Mars bientôt, il soumet la terre par son intelligence, par la science. Mais cela n’est pas l’Esprit-Saint, ce n’est pas l’esprit, c’est le domaine terrestre, le domaine de l’homme. Quand nous voyons ces facultés humaines se développer tellement, la tendance chez le chrétien qui marche encore dans la chair, c’est de se confier encore dans l’homme et dans toutes ses ressources, au lieu de se confier dans le Seigneur.

Vous connaissez ce passage de Jérémie 17, verset 15 où il dit : « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme ». Et plus loin, il dit : « Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel ». Donc, vous avez les deux possibilités : marcher par la chair, c’est se confier dans l’homme et dans ses capacités, marcher par l’esprit, c’est se confier dans le Seigneur, dans sa parole, et dans la vie nouvelle qu’Il a placée en nous. Cet esprit tout neuf qu’Il a placé en nous, dans cette nature qu’Il a créée pour nous, dans la perfection en Christ. Marcher selon la chair, c’est « s’affectionner aux choses d’en bas, aux choses de la chair » (Romains 8). Je lis au verset 5 ce que Paul dit : « Ceux qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair », ils y pensent constamment, et c’était notre nature avant de devenir chrétien ; vous voyez qu’il faut que nous changions complètement d’habitudes. Auparavant, nous ne pensions qu’aux choses de la terre, aux succès terrestres, à la réussite terrestre, au fait d’être accueillis par les autres, ou respectés par les autres ou reconnus par les autres, toutes les valeurs qui sont dans le monde. Que recherche le monde ? Il recherche la puissance, la reconnaissance par les autres ; il recherche l’argent, le pouvoir, la domination et toutes ces tendances sont dans la chair, elles sont dans la nature charnelle.

« Ceux, en effet, qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit, s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas ». Dans Romains 8, verset 8 : « Ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu »

Donc, quand nous disons que le Seigneur veut nous faire marcher par l’esprit, c’est qu’Il veut nous faire marcher dans une marche qui lui plaît. Cela ne plaît pas du tout au Seigneur que nous marchions par la chair, parce que c’est la marche selon le train de ce monde, selon le péché, selon des choses qui ont contaminé notre nature pendant des années. Le Seigneur ne veut pas, Il veut que nous changions complètement d’affection ; que nous mettions nos affections aux choses d’en haut.

Dans 1 Corinthiens 3, au verset 1 : Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels (des hommes encore charnels !). Vous voyez que lorsque nous nous convertissons, le Seigneur veut nous faire passer de l’état d’hommes charnels à l’état d’hommes spirituels, et cette marche, cette croissance doit correspondre à la révélation que nous avons de Sa parole par le Saint-Esprit. Plus nous avons soif du Seigneur et de Sa parole, et plus nous allons recevoir cette révélation qui va nous permettre de marcher comme des hommes spirituels. Ne croyons pas que cela peut prendre des années et des années. Ce n’est pas parce que beaucoup de chrétiens mettent des années à comprendre cela, que nous devons nous dire : « Pour moi, ce sera comme cela, puisqu’autour de moi, je vois tant de chrétiens marcher par la chair, tant d’églises charnelles, tant de chrétiens qui se confient dans l’homme, alors ça doit être un processus vraiment très long et très pénible ». Mais, il y en a qui restent toute leur vie dans cet état. Dans le désert, les Hébreux ont péri parce qu’ils marchaient par la chair ; ils ne voulaient pas écouter le Seigneur, ils ne voulaient pas lui faire confiance. Ils ne fonctionnaient que par la vue. Ils avaient peur des géants du pays, alors que Dieu leur avait dit : « Mais je suis avec vous, allez-y, faites-moi confiance ! » Ils ont suivi la chair et ils sont morts dans le désert. Beaucoup de chrétiens ne finissent jamais par arriver à l’état d’hommes spirituels, et toute leur vie, ils sont dans la défaite parce qu’ils n’ont pas compris ce qu’était la marche par l’esprit. Ils se sont efforcés peut-être un temps, ils ont vu que ça ne marchait pas et ils ont laissé tomber. Ils vivent une vie de défaite, et le Seigneur ne veut pas cela. Paul leur dit : « J’ai encore à vous parler comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ ». Donc, Paul accepte cela comme idée, mais il dit : « Il ne faut pas que vous en restiez là ».

Le Seigneur est puissant, Il peut faire pousser une graine de l’état de graine à l’état d’arbre en une seconde. Il suffit que sa parole soit prononcée. Mettez une graine de chêne à cet1378866647_7950_large endroit, Dieu peut dire une parole en disant : « Je t’ordonne de croître à la dimension du chêne, de l’arbre adulte, je te l’ordonne instantanément ! » Cela s’est fait par la puissance de sa parole, ce n’est pas une croissance humaine comme nous avons l’habitude de le voir. Nous ne devons pas nous mettre dans la tête que nous devons rester charnels pendant vingt ans avant de commencer à vivre une vie spirituelle. Paul leur dit, au verset 2 : ” Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez même pas à présent, parce que vous êtes encore charnels.” En quoi tout son enseignement consiste-t-il ? Non pas à leur donner des commandements pour qu’ils les suivent afin de devenir spirituels, mais leur expliquer la Parole, ce que Jésus a fait pour eux, ce que Jésus a fait en eux, pour faire grandir la foi en eux par la Parole ; parce que la foi vient de la Parole. La foi grandissant, à ce moment-là, leurs yeux s’ouvrent et ils entrent dans une autre vie qui est la marche par l’esprit. Mais pour cela, il faut comprendre, et il leur explique qu’ils ne sont pas encore spirituels, ils sont encore charnels. Pourquoi étaient-ils charnels ? Parce qu’il y avait des œuvres de la chair qui se manifestaient encore au milieu d’eux. Quand une œuvre de la chair se manifeste encore dans notre vie, c’est que sur ce point-là nous sommes encore charnels. J’ai beau avoir une nature parfaite qui m’est donnée en Jésus, je dois constater que sur ce point je marche encore par la chair. J’ai là un travail à faire pour sortir de cet état de marche par la chair et me faire entrer un peu plus dans la marche par l’esprit. Il ne faut pas rester statique, il faut constamment demander l’aide du Seigneur pour qu’Il m’ éclaire et qu’Il me montre dans tous les points de ma vie où je suis encore en train de marcher par la chair. Moi, je ne peux pas le voir. Si un frère ou une sœur le voit, vient vers moi en me disant : « Mon frère, sur ce point-là, tu marches par la chair », si je suis honnête, je vais dire : « Oui, d’accord, tu as raison ». Mais si je n’ai pas vraiment la lumière par le Seigneur, la prochaine fois, je vais recommencer, parce que je n’ai pas encore une pleine conscience de cela.

Je dois savoir que j’ai besoin de m’approcher de Lui constamment pour qu’Il me dise : « Tu as reçu une nouvelle nature parfaite en Christ, mais je vais te montrer où il y a encore des choses charnelles dans ta vie, des choses qui ont encore une vie animale ». (animal au sens latin. Anima en latin, cela veut dire : l’âme). Une vie animale au sens où c’est encore ton âme humaine qui te contrôle. Partout où il y a une âme humaine qui contrôle, il y a la vie de la chair, la mort, les ténèbres. Et nous avons besoin, dans nos églises, de mettre à la lumière du Saint-Esprit tout ce qui dépend encore de la vie de l’âme et de la vie de la chair. Les organisations humaines, les organisations religieuses, les traditions humaines, les traditions religieuses ; toutes ces choses qui encombrent la marche par l’esprit, et qui empêchent les chrétiens d’avancer. Le Seigneur doit faire la lumière et tous ceux qui veulent être éclairés seront éclairés, parce que c’est la volonté du Seigneur.

Dans Philippiens 3, verset 1, l’apôtre Paul dit : « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur ». Quand j’ai compris ce que Jésus a fait, je me réjouis vraiment et ce qu’Il est en train de faire dans ma vie, c’est glorieux et c’est un sujet de joie. Mais il répète : « Je ne me lasse pas de vous écrire les mêmes choses, et moi, bien-aimés, je ne vais pas me lasser de vous les répéter, je ne me lasse pas de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire ». Parce que la foi vient de ce qu’on entend et plus on va l’entendre, plus la foi va grandir. Tout dépend de la foi, dans cette marche par l’esprit, la marche par l’esprit, c’est la marche par la foi, la marche par la Parole. La marche par la chair, c’est la marche par la vue et c’est la marche par les sens. Le Seigneur nous donne sa Parole et Il demande que ces choses soient répétées pour que la foi grandisse, et il ajoute : « prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis ». Ces trois-là étaient ceux qui avaient l’apparence de chrétiens, mais qui n’en étaient pas des vrais. Ils disaient qu’ils étaient chrétiens mais reniaient le Seigneur par leurs œuvres ou marchaient trop charnellement. Il dit : « Faites attention parce que ceux-là, ce sont des faux circoncis ». Il ne parlait pas de la circoncision de la chair, il parlait de la circoncision de l’esprit. Il dit au verset 3 : « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’esprit de Dieu (pas par la chair), qui nous glorifions en Jésus-Christ, et ne mettons pas notre confiance en la chair ». Marcher par la chair, c’est marcher selon les hommes et les traditions, leurs idées et leurs interprétations de la Bible. Cela, c’est marcher par la chair. Il dit : « Nous ne mettons pas notre confiance dans la chair et dans tout ce qui est humain, mais nous mettons notre confiance dans le Seigneur et dans sa Parole et en Jésus-Christ ». Et pourtant il dit : « Moi, Paul, j’aurais bien des sujets de mettre ma confiance dans la chair, avec ces diplômes de théologie etc… » Il aurait pu dire : « Moi, j’ai de quoi mettre ma confiance dans la chair ! Je considère tout cela comme une perte, pour gagner Christ, et pour connaître Christ ». Il considérait tout comme une perte, et en particulier tout ce qui est charnel.

Dans la première épître de Jean au chapitre 2, au verset 15, l’apôtre Jean dit : « N’aimez pas le monde », nous venons de voir que ceux qui marchent par la chair s’affectionnent aux choses de la chair. Cela veut dire qu’ils y attachent leur cœur et leurs pensées. Là, il dit la même chose. Il dit : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde (écoutez bien ce qu’il dit) l’amour du Père n’est pas en lui ». Donc, pour toute partie de moi-même qui aime le monde, cette partie-là n’est pas remplie de l’amour du Père. Le Père a une haine totale pour tout ce qui est dans le monde, parce que c’est souillé par le péché, c’est sous le contrôle de l’âme humaine non régénérée, c’est sous le contrôle de Satan. Et là, il dit : « N’aimez pas le monde ». A partir du moment où nous avons reçu sa nouvelle vie en nous par la nouvelle naissance, nous avons en nous une semence divine qui n’aime pas le monde. Mais la chair en nous aime le monde, parce qu’elle vient du monde et elle est contrôlée par ses passions. Il dit : « Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement ».

Donc, dans la chair, il y a la convoitise du monde, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie, toutes ces choses qui contrôlent le monde qui est autour de nous. Quand nous venons au Seigneur pour passer par la nouvelle naissance, je le répète parce que c’est important, nous recevons dès le départ, une nature divine parfaite, créée en Jésus-Christ par Jésus et en Lui, qu’Il nous donne par grâce et que nous recevons par la foi. Mais nous devons en avoir la révélation par Son Esprit, pour entrer dans cette nouvelle nature, nous en revêtir tout en nous dépouillant de la vieille nature qui est morte et crucifiée en Jésus.

Quand on parle de marche par l’esprit, et de marche par la chair, ce sont deux marches de sens complètement opposés. La marche par la chair, c’est une marche qui descend ; la marche par l’esprit, c’est une marche qui monte et nous savons où elle monte. Elle monte jusqu’à la Jérusalem céleste. La marche qui monte, monte sur un sentier étroit, resserré qui s’appelle Jésus. Il nous conduit par sa Parole, c’est un sentier qui monte, monte. Nous savons que lorsque nous montons, quand nous approchons du sommet, notre vue s’élargit, nous voyons les choses de la terre de plus en plus petites, de plus en plus loin, et nous sommes de plus en plus attirés par les sommets. Celui qui marche par la chair prend le chemin qui descend. La marche par la chair descend et nous savons jusqu’où elle descend, elle descend en enfer, elle descend par un boulevard large et facile, puisque c’est facile de descendre. Vous avez remarqué comment c’est plus facile de descendre que de monter, sauf quand on est né de nouveau. Quand on est né de nouveau, Jésus nous dit que ses commandements ne sont pas difficiles. Le propre de la marche vers le haut, c’est que nous sommes attirés par les choses célestes, par Jésus, par Sa Parole, par la vie de l’Esprit. Au fond de nos cœurs, nous avons reçu Sa vie, et même s’il y a encore cette carcasse de chair qui est crucifiée en Christ, on a besoin de le comprendre, il y a au fond de notre cœur quelque chose qui nous attire à Jésus, et qui nous fait monter vers le haut. Tout ce qu’est un homme dans le monde est entièrement la conséquence de toute sa vie passée depuis Adam jusqu’à ce moment précis. Un être humain qui vit dans le monde et n’est pas régénéré par Jésus est la conséquence de toute sa vie passée, mais pas seulement de toute sa vie passée, mais de ce que ses parents lui ont donné, les grands-parents, les ancêtres jusqu’à Adam et Eve. Un homme non régénéré est la conséquence de tout son passé. N’essayons pas de rapiécer le passé ou de guérir le passé ou d’essayer d’apporter un changement à tout ce qui est du passé, il faut que cela soit englouti dans la mort de Jésus à la Croix. C’est là que notre passé est tombé, et c’est là qu’il doit rester.

Tandis que pour un chrétien né de nouveau, sa vie aujourd’hui est la conséquence de tout ce qu’il est en Christ et de tout son avenir. Je suis aujourd’hui la conséquence de mon avenir en Christ. Cela veut dire que j’ai reçu en moi la vie de Christ, j’ai reçu en moi une nature divine et c’est cette nature qui est en train de se manifester dans ma vie jusqu’à sa perfection parce que je l’ai reçue en Christ. Vous voyez la différence ; les deux sont vraiment complètement opposés. Dans cette période intermédiaire où il reste encore quelque chose de charnel dans notre vie, le Seigneur veut mettre la lumière dessus pour que nous nous en dépouillions, qu’Il nous fasse comprendre que tout ce qui est charnel est resté dans la mort de Christ, dans le tombeau. Alors, est-ce que nous pouvons recevoir du Seigneur cette révélation ? Bien sûr que oui. Il veut nous la donner. Est-ce que nous désirons la recevoir ? De tout notre cœur ? Parce que tout notre avenir dépend de cela.

L’Eglise en a assez de voir des chrétiens religieux ou des chrétiens qui essayent de vivre une vie chrétienne ou des chrétiens qui ont la façade religieuse, mais où il n’y a rien derrière, ou des chrétiens qui n’arrivent pas à vivre leur vie chrétienne parce qu’ils n’ont pas compris. Le Seigneur veut se révéler dans toute sa plénitude et nous montrer le travail merveilleux qu’Il a accompli dans sa vie et sur la Croix pour nous, pour que nous puissions vivre enfin par l’esprit, pleinement. Moi, ça me réjouit, dans mon cœur, de savoir que la solution est en Jésus-Christ. Si nous restons dans la chair, nous sommes dans une impasse totale. Et tout le travail du Saint-Esprit est de nous montrer ce qui en nous est encore dans la chair.

J’ai relevé quatre passages ici qui nous montrent que nous devons absolument être éclairés sur ce qui est charnel et nous en détacher. La première chose, c’est que la chair ne peut pas révéler les choses de l’Esprit. Ce qui est charnel ne peut pas révéler les choses de l’Esprit. Une prédication charnelle ne révélera jamais rien de spirituel. Une action charnelle ne révélera rien de spirituel et ne conduira à rien de spirituel. Vous vous.rappelez le passage où Jésus pose la question : « Vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus ajoute aussitôt : « Pierre, tu es heureux parce que ce ne sont ni la chair ni le sang qui t’ont révélé cela, mais mon père qui est dans les cieux. » C’est dans Matthieu 16. Donc, Il lui dit : La chair et le sang sont incapables de te révéler Christ, de te révéler la Parole. Il faut que ce soit le Père, par le Saint-Esprit qui te révèle ces choses. Et tu es bienheureux, Pierre, parce que mon Père t’a révélé ces choses. Alors, si déjà, nous avons la révélation dans le cœur que la chair ne peut absolument rien nous révéler de spirituel, nous allons prier avec ferveur le Seigneur pour Lui dire : « Montre-moi ce qui est charnel dans l’église, dans mon groupe, là où je suis. » Parce que ça ne peut rien révéler de spirituel, et si on tourne en rond dans la chair, on va se révéler des tas de choses intellectuelles ou artistiques ou autres ou humaines, mais ce qui est spirituel va rester là, bloqué. Ensuite la chair ne peut pas engendrer quelque chose de spirituel. La chair va engendrer quelque chose de charnel. Jésus dit : « Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit ». Partout où l’on essaye de faire naître quelqu’un par la chair ou par des moyens charnels, à la vie de l’esprit, cela ne va pas marcher du tout. Notamment, quand on donne des règles, des commandements, des choses à faire ou à ne pas faire, ce sont des choses parfaitement charnelles qu’on fait pourtant dans beaucoup d’églises en disant : « Tu vas faire ci, tu dois faire ça, tu ne dois pas faire ça ! » Ce sont des commandements qui sont donnés de manière charnelle et ils ne vont jamais rien engendrer de spirituel. Ce qui engendre quelque chose de spirituel, c’est l’Esprit. Ce qui est né de l’Esprit est esprit, ce qui est né de la chair est charnel. Donc, toute action que nous faisons dans la chair, même si c’est aller convertir le monde entier, si c’est fait dans la chair, cela va ne produire que des choses charnelles.

Par contre, une seule œuvre faite par l’esprit va engendrer quelque chose de spirituel qui va porter des fruits jusque dans la vie éternelle. Et vous pouvez entendre le même message, exactement les mêmes mots ; si c’est donné par un prédicateur charnel, il n’y a que la chair qui passe. Si c’est donné par un prédicateur spirituel, l’Esprit va passer, d’où la responsabilité qui est la mienne, et je prie constamment, et priez pour moi. Je dis : « Seigneur, que les messages que je peux porter viennent de ton Esprit. Qu’ils viennent de ton Esprit à mon esprit, directement à votre esprit » ; là cela produit quelque chose. Mais un message qui vient de ma chair ou de l’intelligence humaine et qui va toucher votre intelligence, cela sera peut-être très éloquent, très beau, cela fera vibrer vos fibres sensibles ou artistiques, mais ça ne va rien produire. Vous serez contents comme tout, si vous êtes sensibles à cela, mais vous allez sortir le cœur et l’esprit vides, il ne se produira rien de bon. Nous sentons que nous chrétiens, nous avons soif de choses spirituelles. Si nous n’avons pas soif de choses spirituelles, nous n’avons pas l’Esprit de Dieu en nous, nous l’avons étouffé. Ensuite, il faut comprendre que la chair ne peut pas connaître les choses de l’esprit. Donc la chair ne peut pas révéler les choses de l’esprit, elle ne peut pas engendrer quelque chose de spirituel, elle ne peut même pas connaître les choses de l’Esprit de Dieu. C’est dit dans 1 Corinthiens 2 : 14.

Enfin la chair ne peut pas hériter du royaume de Dieu. Ce qui est chair et sang n’entrera jamais dans le royaume de Dieu. Or, le royaume de Dieu commence maintenant sur la terre ; ce n’est pas dans le ciel quand nous serons morts ou quand Jésus nous aura enlevés. Le royaume de Dieu est au milieu de nous. Si nous voulons vivre par l’esprit dans ce royaume, il faut bien comprendre que rien de charnel ne peut entrer dans ce royaume-là. S’il y a du mélange, le Seigneur veut l’enlever. Quand on a compris ces choses, on dit : « Seigneur, que faut-il que je fasse ? » Je vous l’ai déjà dit dans les messages passés, mais je vais le répéter parce que je ne me lasserai pas de le faire, ça stimule la foi de l’entendre. Je dis que le Seigneur, première chose, dans la marche par l’esprit, veut nous donner la révélation de l’œuvre de Jésus à la Croix. Cela est fondamental et capital ; je ne peux pas marcher par l’esprit si je n’ai pas la révélation de l’œuvre de Jésus à la Croix. Et cette œuvre ne se limite pas au pardon des péchés par le sang qu’Il a versé ; si ce n’était que cela, (c’est énorme, c’est la porte d’entrée dans le salut), mais s’il n’y avait que cela, le problème ne serait pas réglé complètement. Sur la Croix, le sang que Jésus a versé a permis d’effacer tous nos péchés, mais sa mort a permis de régler le problème de notre nature charnelle. A la mort de Jésus, Il a pris en Lui dans sa mort, toute notre nature charnelle avec toutes ses passions et ses désirs, et nous avons besoin d’en avoir une révélation par le Saint-Esprit et pas simplement quelque chose d’intellectuel, ou quelque chose que nous lisons en passant. Il nous faut absolument avoir cette révélation, de la perfection de l’œuvre accomplie par Jésus à la Croix. Lorsqu’il est mort, tout ce qu’il y a de charnel en nous a déjà été englouti dans sa mort. Et quand Il est ressuscité, Il nous a fait naître de nouveau en Lui, à une vie nouvelle de résurrection. Et ceci suffit à condamner toutes ces méthodes psychologiques de guérison intérieure, de guérison de l’âme et de je ne sais pas quoi, que l’on est en train d’introduire dans l’église, qui sont une honte aux yeux du Seigneur, et qui ne font qu’essayer de ressusciter la chair avec toutes ses méthodes humaines, pour essayer de la guérir ou de la remettre en forme ; ce ne sont que des méthodes charnelles qui aboutissent à la mort.

La seule méthode du Seigneur, si je peux employer ce mot, (ce n’est pas une méthode, c’est une réalité), c’est de nous faire comprendre la réalité qu’Il a accomplie en Lui par Sa mort. Tout ce qui est charnel est déjà dans le tombeau et ça y est resté parce que Christ est mort. Mais Il est ressuscité. Et en ressuscitant, Il nous a fait naître à une vie entièrement nouvelle, à cent pour cent, dans tous ses aspects. Il nous a déjà donné une nature spirituelle parfaite, en Lui, tout est accompli, tout est prêt. En Christ, nous sommes parfaits, en Christ, nous sommes saints ; mais c’est facile de le dire, comme ça, quand on ne l’a pas compris, parce que c’est écrit ; c’est autre chose que de le savoir par une révélation du Saint-Esprit qui veut nous la donner parce que nous le demandons. Nous demandons qu’Il nous montre, que nos yeux s’illuminent, pour voir cette merveille que Jésus a accomplie. Quand nous l’avons compris, nous ne pouvons pas dire comme disent certains : « Je suis parfait en Christ là-haut, mais sur cette terre, je ne peux pas m’empêcher de vivre une vie charnelle. » Si nous disons cela, c’est que nous n’avons pas la révélation. On ne peut pas l’avoir, la révélation, sans que les œuvres suivent, et les œuvres sont celles de l’esprit.

Pour marcher par l’esprit, j’ai besoin, dès le départ, d’une bonne révélation, dès le premier jour. Vous savez, dans certains les chrétiens doivent se cacher, comme en Chine. En Chine il n’y a pas beaucoup d’églises comme chez nous, avec de grandes maisons, pignons sur rue où les chrétiens peuvent se réunir librement. Ils ne connaissent pas cela, sauf quelques églises officielles pour la propagande ; mais ils se réunissent dans des maisons, ils se réunissent de manière cachée et ils savent très bien que le gouvernement qui les pourchasse peut les détruire facilement s’ils ne font pas attention. Ils sont obligés de se déplacer souvent, ils ont besoin d’être conduits par l’Esprit. Ils n’ont pas toutes ces traditions ecclésiastiques ou religieuses que nous avons. Pour qu’un chrétien Chinois subsiste dans un milieu où sévit la persécution, il faut que, dès le premier jour, on lui enseigne ces choses fondamentales que Jésus a tout accompli et lui expliquer cela dès le départ. Quand il a reçu cette révélation dès le départ, il peut se lancer dans une vie dangereuse et persécutée, parce que le Seigneur qui est en lui va le conduire. Le maître qui est en lui va le guider. Alors, il faut que dès le départ, la bonne nouvelle de l’Evangile soit prêchée, et la bonne nouvelle de l’Evangile , c’est cela : Christ a tout accompli pour nous sur la Croix, Il a versé son sang pour effacer nos péchés, mais par sa mort, Il a pris toute notre vieille nature charnelle. Il l’a faite mourir en Lui, et, par sa résurrection, Il nous a donné une nouvelle nature entièrement neuve, qu’Il a plantée en nous par son Esprit et dans laquelle nous devons maintenant marcher ; c’est la marche par l’esprit. Cela, c’est la première chose ; une bonne révélation par le Saint-Esprit.

Ensuite, il est dit que nous devons apprendre à marcher par l’esprit dans notre vie de tous les jours, en faisant deux choses : nous dépouiller constamment de la vieille nature et nous revêtir constamment de la nouvelle. J’ai reçu la révélation, d’accord, je l’ai dans mon cœur, mes yeux se sont illuminés, mais maintenant, dans ma marche de tous les jours, dans chacune des actions, dans chacune de mes paroles, il faut que ce qui est charnel disparaisse. Et ce qui est charnel est encore puissant si je n’ai pas la révélation que c’est dans le trou, si je n’ai pas le discernement pour que Dieu me montre ce qui est spirituel et qu’Il me montre ce qui est charnel. Il y a par exemple, des affections du cœur qui sont purement sentimentales et qui sont parfaitement charnelles. Le monde connaît aussi l’amour, le monde qui nous entoure connaît l’amour. Je connais même des sacrifices merveilleux, formidables, par amour. Il y a des gens, dans le monde, qui ont donné leur vie par amour, qui se sont jetés devant des balles de fusil pour sauver leurs amis, leurs proches, leurs femmes, leurs enfants, alors qu’ils n’étaient pas convertis. Donc ce qui est de l’âme dans le monde, ces sentiments humains, cela peut être très fort et cela peut avoir une apparence bonne. Qui dira que l’amour est mauvais ? ou des sentiments comme ceux-là que je viens de décrire ? Mais s’ils sont charnels, ils sont mauvais pour Dieu, ils sont souillés par le péché. Ce n’est pas quelque chose de spirituel, et on a vraiment besoin que l’épée de l’Esprit vienne trancher entre l’âme et l’esprit, les jointures et les moelles, pour nous montrer par la Parole, ce qui est spirituel et ce qui est charnel. Cela, nous devons l’apprendre par Christ qui habite en nous. Il nous donne cette révélation que tout est fait et on doit l’avoir et bien l’avoir dès le début. Et l’ayant, maintenant, je me place devant Dieu en disant : « Seigneur, maintenant, tu vas m’apprendre à marcher dans cette révélation pour que mes œuvres correspondent à ma foi ». A quoi cela sert-il de dire : « Je suis parfait en Christ », si ma vie de tous les jours est un tissu de péchés, de mensonges, etc… ou de choses qui ne sont pas du tout de l’esprit ? Dieu peut très bien, peut-être, le supporter au début de ma vie chrétienne, quand je n’ai pas bien compris ces choses, mais très vite, par l’esprit qu’Il m’a donné, Il va me mettre le nez dessus et me montrer ce que je dois faire pour marcher par l’esprit. Et moi, mon désir, c’est d’apprendre de Lui, et je vais lui demander : « Seigneur, apprends-moi à me dépouiller de ma vieille nature et à me revêtir de la nouvelle, dans chacune des actions de ma vie de tous les jours ».

Dans Ephésiens 4, il dit, au verset 17 : « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare : (Il parle à des chrétiens, à des chrétiens qui sont sensés être nés de nouveau et connaître ces choses) Vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées ». Cela c’est l’âme. Donc, il dit : « Attention, chrétiens, vos pensées peuvent vous guider dans des choses qui ressemblent à celles des païens, et vous allez marcher là-dedans ».

« Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux ». Vous voyez l’importance de la révélation de la Parole, cela met la connaissance de Dieu dans mon cœur et cela me permet de marcher comme Il le veut. Si je suis un chrétien ignorant de ces choses, je vais marcher comme un païen. Dieu ne le veut pas. « A cause de l’endurcissement de leur cœur ». Il y a aussi des chrétiens qui ont le cœur endurci. « Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous (dit-il aux chrétiens) ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ (le mot “appris” est caractéristique, parce qu’il sait très bien qu’ils ont déjà reçu Christ, mais il emploie un mot pour leur dire : tu n’as pas appris Christ.) si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en Lui que vous avez été instruits ». Instruit, cela veut dire : ça s’apprend sur les bancs de l’école avec Jésus. Jésus vit en nous, c’est le Maître, mais il veut nous instruire et nous apprendre Lui, Lui-même. « C’est en Lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau (on l’a déjà cet homme nouveau, mais il faut apprendre à s’en revêtir), créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». C’est comme si le Seigneur mettait devant nous cet être nouveau déjà tout prêt, tout habillé dans la perfection. Il le met là, (enfin il n’est pas devant nous, il est en nous par Jésus, nous sommes en Lui) et il dit : maintenant, tu vois, tu as encore des vêtements qui ne sont pas propres, je mets devant toi un être nouveau qui est entièrement habillé avec des vêtements parfaits. Je vais t’apprendre à te déshabiller de ces vieux oripeaux que tu as, qui ont été enfouillis dans le tombeau avec Jésus, tu vas quitter tout cela, et tu vas t’habiller de cet habit nouveau que j’ai créé pour toi dans la perfection et la sainteté. Cela, un seul peut nous l’apprendre, c’est Christ. Il dit : « Si du moins, vous avez appris Christ et si vous avez été instruits ». Les serviteurs de Dieu peuvent expliquer la Parole, mais c’est finalement le Saint-Esprit et Jésus Lui-même qui habite en nous, qui est le Maître, qui va nous apprendre, si nous avons l’oreille docile, si nous ne sommes pas des enfants désobéissants.

highres_22994145Quand nous venons au Seigneur, dites-moi, à quoi ça rime de venir au Seigneur si c’est pour lui désobéir après ? Si nous venons au Seigneur, cela n’a qu’un but et une seule utilité : arriver à une victoire parfaite en Jésus. Il l’a accomplie pour nous, Il nous l’a donnée, à nous de la saisir par la foi, à nous d’entrer dans cette vie merveilleuse qu’Il nous donne, et à nous d’être vraiment une lumière et un flambeau dans ce monde parce que Jésus en a besoin. Jésus a besoin d’hommes et de femmes qui sont des flambeaux dans ce monde, qui peuvent être comme une vitrine de ce que Jésus a fait aux yeux du monde. Et cela donnera envie aux autres, qui diront : « Enfin quelqu’un qui ne me parle pas de religion, mais je le vois vivre, et je comprends que c’est Christ qui vit en lui, c’est Christ qui vit en elle ». Et cela, le monde en a besoin, parce que le monde a soif. Il y a un désert autour de nous, il y a des êtres humains qui meurent de soif, il y a des chrétiens qui meurent de soif et ils veulent voir Jésus en nous. Ils en ont assez de la religion, ils veulent voir Jésus en nous. Et cela s’apprend. « C’est pourquoi, renoncez au mensonge etc… » Il dit : « Tu vas apprendre. Quand la tentation charnelle vient, immédiatement interroge ton Seigneur qui s’appelle Jésus, qui habite en toi, et dit : Seigneur, la tentation vient, apprends-moi, montre-moi vite ce qu’il faut faire dans cette situation-là ».

Comment Jésus a-t-il formé ses disciples ? Dans des écoles ? Jamais. Il n’a pas créé des écoles bibliques, Il n’a pas créé des instituts bibliques, des facultés de théologie et tout cela. Il a pris Ses disciples avec Lui et Il les a formés sur le tas ; et constamment, Il leur disait : « Voilà, venez, je vais vous instruire, je vais vous enseigner. A vous, cela vous a été donné de recevoir ces choses ». Si je sais qu’Il vit en moi, je vais savoir qu’Il est constamment disponible pour me parler, si moi je veux lui demander conseil en disant : « Seigneur, montre-moi ce qu’il faut faire, je veux marcher par l’esprit. Apprends-moi Seigneur, je veux me revêtir d’un habit que je n’ai pas encore mis. Tu l’as taillé sur mesure pour moi, je veux me revêtir de cet habit, montre-moi, je veux apprendre ». Et que va faire le Seigneur ? Il va nous enseigner, Il va nous montrer.

Dans Colossiens 2 : 8, il dit : « Prenez garde ». Des chrétiens peuvent être touchés par cela, puisqu’il dit à des chrétiens : faites attention. « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie ». C’est-à-dire tout ce qui est des hommes, l’intelligence humaine, la philosophie (qui est peut-être le summum de l’intelligence humaine), mais prenez garde, dit-il que personne ne fasse de vous sa proie par cela, parce que cela peut venir vite. « Et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ ». Donc, il était possible que ces Colossiens et ces chrétiens deviennent une proie, et ils devaient prendre garde. Paul dit : Faites attention, faites attention, c’est subtil, parce que la puissance de l’âme est très forte. Faites attention. Puis Paul tourne immédiatement les regard des Colossiens vers Jésus. Il dit : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis (c’est cela, la mort ; la mort de la chair). Vous avez été circoncis (Il parle au passé) vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair (Vous avez été circoncis) : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes ressuscités en lui et avec lui, par la foi… » Donc, je dois demander au Seigneur la révélation, je dois demander au Seigneur qu’Il m’apprenne et je dois me tenir en garde constamment contre toutes ces choses charnelles qui essaient de faire de moi leur proie ; en gardant les yeux fixés sur Jésus et sur sa parole, constamment, constamment, parce qu’elle stimule et elle suscite la foi.

Et je dois sans cesse garder les yeux fixés sur Jésus et sur Sa parole. Il ne s’agit pas de le faire le matin à six heures au moment de notre culte matinal et puis après, le reste de la journée dire : « Maintenant, je peux passer à autre chose et me décontracter un peu l’esprit ». Non, pas du tout. La marche par l’esprit, c’est une marche de chaque seconde, en Christ, par la foi. C’est un repos, ce n’est pas un effort.

Dans 2 Corinthiens 4 , au verset 8, Paul dit : « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; (alors, écoutez ce qu’il dit là) portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, (du Seigneur Jésus) afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps »…

Vous savez, la chair, on la traîne toujours avec nous, mais elle est morte en Christ. Il faut qu’à chaque instant, je n’oublie jamais que la chair que je porte là, est morte en Christ. Il faut que je porte constamment en moi, c’est-à-dire dans mes pensées, dans mon cœur, la mort de Christ et la mort de ma chair en Christ, et ma résurrection en Christ ; il faut que constamment, j’aie les yeux fixés sur la mort de mon corps, pour que la vie de Jésus soit manifestée aussi dans notre corps.

Et dans 2 Corinthiens 4:11 « Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ». Ils étaient persécutés, ils étaient torturés de toutes sortes de manières, mais ils ne marchaient pas par la chair. Ils savaient qu’à chaque instant, ils devaient porter la mort de Jésus, pour pouvoir laisser se manifester la vie de Jésus. C’est le vase d’albâtre qui est brisé et qui laisse échapper le parfum du Seigneur. « Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus se manifeste en nous ». Et je suis sûr que Paul, qui marchait dans une victoire totale, parfaite, ne quittait jamais l’œuvre de Jésus des yeux, jamais ! Je ne l’ai jamais vu confesser une seule défaite, un seul péché. Et il dit constamment : « Ayez les yeux fixés sur moi, suivez-moi comme modèle, parce que moi, mon modèle, c’est Jésus ». Quelle vie ! Si lui a été capable de le faire, il n’est pas un homme exceptionnel, au-dessus des autres ; c’est un frère en Christ, qui a reçu cette révélation, qu’il a vécue, pour nous montrer que c’est possible à nous. Si nous ne le faisons pas, nous risquons de faire comme les Galates ; ils ont commencé par l’esprit, ils ont fini par la chair. Il leur dit, dans Galates 6 : 8 : « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’esprit la vie éternelle ». La corruption, c’est la mort, la décrépitude. Celui qui sème pour sa chair … Si, en tant que chrétien, je sème pour la chair, c’est-à-dire, je me laisse aller à des actions charnelles, et que je ne fais rien pour demander au Seigneur de m’éclairer et m’apprendre à me revêtir de l’homme nouveau, je vais semer constamment pour la mort et pour la corruption, et cela va produire du fruit tôt ou tard. Il ne faut pas que j’oublie cela : que je ne dois pas me laisser aller en disant : « Je suis chrétien, je suis sous la grâce, alors le Seigneur me pardonnera toujours … » D’accord, mais si je suis en train de semer maintenant pour la chair, je vais récolter la corruption. Il faut que j’arrête de semer pour la chair. Que je sème pour l’esprit, que je sème dans mon cœur des graines de la Parole de Dieu, qui vont pousser et remplir ma vie de Sa présence !

Enfin dans 2 Corinthiens 7 : 1, il dit ceci : « Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, (qui peut être aussi souillé, l’orgueil est une souillure de l’esprit) en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu ». Ceci peut être mal compris, si c’est fait de manière légaliste. Si on essaye, par nos efforts, de nous purifier et de nous changer par nos propres efforts, on n’y arrivera jamais. Mais quand il dit : « purifions-nous de toute souillure, et achevons notre sanctification », cela veut dire : une fois que tu as commencé à te déshabiller de ta vieille nature, il faut que tu ailles jusqu’au bout. Ne t’arrête pas en route ! Il faut que tu te revêtes jusqu’au bout des nouveaux vêtements que Jésus a taillés pour toi, de cette nouvelle nature qui existe déjà en Lui, qui est parfaite. Tu vas t’en revêtir jusqu’au bout.

Cela implique que notre croissance spirituelle, notre marche par l’esprit ne va jamais s’arrêter, elle va dépendre de notre soif dans le Seigneur et de notre désir de faire mourir les actions du corps, constamment, en sachant qu’elles sont déjà mortes en Christ, mais que j’ai besoin, moi de les faire mourir. Rappelez-vous qu’il est écrit de Jésus qu’Il a atteint la perfection par les choses qu’Il a souffertes. Pourtant Il était parfait dès le départ. Mais Il n’avait pas encore prouvé par ses actes qu’Il était parfait, et il a fallu, par ses œuvres et par ses actions, qu’Il prouve que la perfection était en Lui. Il l’a prouvé par les œuvres qu’Il a accomplies. C’est en particulier dans les souffrances qu’Il a subies que sa perfection s’est vraiment manifestée, parce que c’est dans les souffrances que notre imperfection se manifeste souvent le mieux. C’est en mettant en pratique ces choses dans nos vies, par la foi en Jésus, que nous allons manifester la nature que Dieu nous a donnée en Christ. Tout par la foi, dans l’œuvre de Jésus.

Jésus a dit : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait. Soyez saints comme je suis saint ». On ne devrait plus entendre des chrétiens dire : « Cette perfection est impossible à vivre sur cette terre, on ne l’aura que dans l’au-delà ; ce n’est pas possible d’y arriver ». C’est un langage que nous devons supprimer de nos lèvres et de nos cœurs. Si Jésus nous a commandé d’être parfaits, c’est que c’est possible. Cela a été réalisé par des chrétiens comme Paul, et par d’autres, par tant de disciples ! Jésus veut le réaliser en toi mon frère, en toi ma sœur sur cette vie et maintenant. Mets-toi bien cela dans ton cœur : Jésus te commande d’être parfait, Il a déjà tout accompli pour que tu le sois, Il te fait entrer dans la perfection qu’Il a donnée, qu’Il a réalisée pour toi et qu’Il te donne par la foi.

Que devons-nous faire en conclusion ? Je dirais que nous devons :

1 – Développer davantage notre vie de prière pour que le Seigneur nous révèle ces choses par son Esprit, prières pour nous, prières pour nos frères et sœurs. C’était ce que Paul faisait : « Je prie constamment, je fléchis le genou et je demande constamment au Père qu’Il vous donne un esprit de révélation dans sa connaissance pour que vos yeux s’ouvrent et voient briller la splendeur de l’Evangile de Christ ». Il priait pour les Ephésiens, il priait pour les Colossiens, constamment, sans cesse. Le ministère d’apôtre de Paul a été un ministère de prédication de la vérité, mais qui était appuyé sur des prières incessantes. Des paroles qui étaient appuyées sur des prières incessantes pour ceux qu’il enseignait dans la Parole. Et nous devons en faire autant. Prions pour nous-mêmes en disant ; « Seigneur je veux pleinement entrer dans ta victoire, je ne veux plus vivre une vie de défaite, je veux entrer dans ta victoire ». Et je ne peux pas y entrer par ma volonté personnelle, je ne peux y entrer que par la foi. Et la foi vient de ce que l’on entend, ce qu’on entend vient de la parole de Christ. Ce n’est pas simplement entendre par l’oreille, c’est entendre par mon esprit, par l’action du Saint-Esprit qui va confirmer sa Parole dans mon cœur. « Alors, Seigneur, je t’en prie, ouvre-moi à ta Parole, ouvre mon cœur à ta Parole, Seigneur, ouvre mon intelligence spirituelle, ouvre mes yeux, que je voie briller les merveilles de ta bonne nouvelle, de ton Evangile ». Constamment, nous devons prier cette prière et Dieu veut que nous la priions parce qu’Il veut l’exaucer. Il veut se révéler, Il s’est révélé par la création. Il veut se révéler par Son Fils, Il veut se révéler par sa Parole, par son Esprit, pour que nous le voyions tel qu’Il est. Et le voyant tel qu’Il est, nous serons changés. Si nous le voyons tel qu’Il est, nous serons changés. C’est en le voyant tel qu’Il est que nous sommes changés. Tu n’es changé qu’à la mesure de la révélation que tu as de Jésus. Si tu n’as qu’une petite révélation de Jésus, tu n’auras qu’un petit changement. Si tu as une grande révélation de Jésus et de ce qu’Il a fait, tu auras un grand changement. Et si tu as une parfaite révélation de Jésus, tu auras la perfection manifestée. Alléluia ! Nous allons de gloire en gloire quand nous contemplons le Seigneur, nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire. C’est la Parole qui le dit : Nous contemplons le Seigneur, et nous sommes transformés à son image de gloire en gloire. Quelle importance il y a pour nous de prier et de passer des moments de communion avec Jésus pour le contempler ! Pas par la visualisation, mais par la révélation du Saint-Esprit. Le contempler tel qu’Il est, et tel qu’Il est dans les œuvres qu’Il a accomplies. Cela, c’est la première chose.

2 – La deuxième chose est que nous devons passer davantage de temps à méditer sa Parole, mais la méditer par le Saint-Esprit, pas la lire parce que c’est un bon livre ou parce que c’est la Bible, mais la lire comme une Parole de Vie qui donne la Vie et qui donne la Vie éternelle, et qui ouvre nos yeux, et qui donne la foi. Comme tout nous est donné par la Parole, si nous passons davantage de temps à prier pour avoir la révélation, le Saint-Esprit va immédiatement nous aiguiller sur la Parole. Il nous dira : « Je me suis révélé par ma Parole ». Même Jésus s’est incliné devant la Parole écrite parce qu’elle est Esprit et Vie, elle est établie dans les cieux pour l’éternité. Je vais me placer devant Jésus, devant ce petit verset-là qui dit : « Ceux qui sont à Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs ». Seigneur, cela je veux le vivre. Rien que cela Seigneur, je veux le méditer dans un esprit de prière et je veux passer un bon moment devant toi, dans la prière, pour que tu me le révèles. Révèle-moi cette parole. Mais je pourrais prendre n’importe quelle autre parole : « Il s’est chargé de nos maladies et de nos infirmités, et par Ses meurtrissures, nous avons été guéris ». Seigneur, je sens tous les symptômes de la maladie dans mon corps, j’ai besoin que tu me révèles ceci. Tu vas me le révéler. Et Jésus va me le montrer. Pas par la visualisation. Il va me le montrer par la foi en sa Parole. Il va me faire voir Jésus mort dans le tombeau avec toutes mes maladies, et toutes mes infirmités, là dans le tombeau, en Lui. En Lui et toute ma vieille nature en Lui. Il va me le montrer par une vision céleste, une révélation céleste. Vous ne croyez pas que nous avons besoin davantage de révélation ? Parce que si j’ai compris que toutes mes maladies sont englouties là dans sa mort et sont restées au fond du tombeau, toutes sans exception, que ce soit la mauvaise vue, les mauvaises dents, le mauvais foie, le mauvais etc… Tout est là-dedans, enfoui dans la mort de Jésus et dans sa résurrection, Il m’a donné une nature parfaite, nouvelle et Il m’a donné la santé pour le servir en attendant la résurrection du corps. La maladie, c’est un beau cadeau de Satan, mais pas du Seigneur.

C’est cela le plus important, retenons cela ce soir : une plus grande nécessité de prier le Seigneur pour qu’Il nous donne la révélation de ces choses et une plus grande nécessité de développer notre communion avec le Seigneur Jésus Lui-même, et le Père et le Saint-Esprit, bien sûr. Et une plus grande nécessité, je ne dis pas de lire, je dis de méditer, (une méditation chrétienne), de méditer la Parole dans un esprit de prière, pour que le Seigneur suscite la foi en moi, pour que je puisse vivre ce qu’Il a accompli pour moi. Et quand je fais ces choses, je vais voir la foi grandir en moi et quand la foi grandit, je marche selon la foi que j’ai reçue.

Vous vous rappelez ce que Jacques a dit : « La foi sans les œuvres est morte ». Donc, ne dis pas que tu as vraiment reçu quelque chose par la foi, si tu ne le vis pas dans tes œuvres, sinon ta foi est morte. Mais si, par la foi je fais mourir les actions du corps, à ce moment-là je vais produire le fruit de l’Esprit et cela va se traduire. Un fruit, cela se traduit dans mes œuvres. C’est là-dessus que nous serons jugés, bien aimés, ce n’est pas dans nos dons spirituels, ce n’est pas dans nos prophéties, ce n’est pas dans nos miracles, ce n’est pas dans nos parlers en langue, et nos interprétations, c’est dans le fruit que je vais porter pour la gloire de Dieu, le fruit du Saint-Esprit dans ma vie. Et le Seigneur veut que je le porte par la foi en Celui qui l’a porté pour moi, Jésus-Christ. C’est merveilleux comme programme. Et nous qui sommes ses disciples, nous devons nous encourager dans cette certitude que tout est déjà pour nous et que si nous avons soif du Seigneur, de sa Parole et de sa présence, Il va accomplir une œuvre puissante et radicale dans nos vies, qui va non seulement nous changer mais qui va tout changer autour de nous. Nous allons devenir des oasis dans ce désert, et nous verrons beaucoup d’âmes assoiffées venir à nous, et quand je dis à nous, je sais que c’est au Seigneur, ce n’est pas à nous, parce que c’est l’eau de Vie qui vient du Seigneur. Mais ils viendront à nous, parce que Jésus sera manifesté en nous. Le Seigneur Jésus sera manifesté en nous. Nous allons pouvoir nourrir des multitudes comme le Seigneur l’a fait.

Alors passons, bien-aimés, davantage de temps à prier le Seigneur, à méditer sa Parole et à développer notre communion avec le Seigneur. Je crois que c’est cela la clé de la marche par l’esprit, parce que cela développe la foi, cela développe la présence du Seigneur en nous, et cela fait grandir la lumière du Saint-Esprit pour qu’il nous montre encore ce qui est charnel. Et me montrant ce qui est charnel, je vais me hâter de m’en débarrasser, parce que j’aime mon Seigneur. Amen.

Henri VIAUD-MURAT

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