Proverbes 5 : 18
« Fais de la femme de ta jeunesse ta joie »

Il y a bien des années, j’étais une jeune fille qui se mariait « par amour ».

La période du « grand amour », de la « passion » dura quelques années, et, petit à petit, quelque chose de plus doux s’installa. Aimer son mari ou sa femme, cela s’apprend au fil des jours. L’amour conjugal est comme un jardin dont nous sommes les jardiniers, et ce jardin a besoin d’être entretenu et nourri chaque jour.

L’amour conjugal, c’est comme un feu, au début il y a de grandes flammes, puis, le feu diminue, et lorsqu’il ne reste plus que des braises, si l’on ne souffle pas constamment dessus, elles finissent par s’éteindre.

L’amour que j’avais pour Dieu, je pouvais aussi l’offrir à mon mari.

Ce mari n’était pas parfait, mais moi non plus je n’étais pas parfaite.

Nous étions très différents, mais notre amour respectait ces différences.

Il est bon de reconnaître cette différence, de ne pas demander à l’autre d’être autrement que ce qu’il est. Accepter que l’autre soit différent de nous, nous pousse à l’aimer encore plus, et nous enrichit.

Dieu nous aime tous les deux, tels que nous sommes, malgré nos défauts et nos erreurs, et il nous aime tous les jours. L’amour pour Dieu s’entretient chaque jour, l’amour conjugal également.

Dans ce jeune couple que nous formions, il y avait parfois des tensions, des déceptions, des contrariétés, la vie à deux n’est pas un long fleuve tranquille…

Mais j’avais beaucoup d’estime et d’admiration pour mon mari, et mon mari en avait également pour moi. Je ne pouvais pas imaginer mon couple sans la présence de Dieu, cette dimension était indispensable à mon bonheur.

Je n’envisageais pas mon couple sans Dieu. Je voyais Dieu dans mon mari. Tout ce que je faisais pour mon mari, je le faisais comme si c’était pour Dieu.

Si Dieu m’avait donné ce conjoint, ce n’était pas pour rien. C’est avec lui que je devais apprendre l’amour conjugal et familial, le partage, et Dieu m’y aiderait.

Ecclésiaste 4:10
« Si l’un d’eux tombe, l’autre est là pour le relever »

Puisque Dieu était le premier dans ma vie, mon conjoint devait être le premier lui aussi, dans mon couple. N’est-il pas dit dans la Parole de Dieu « Qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » Actes 20:35

Depuis plus de 50 ans, nous cheminons ensemble, notre amour n’a pas changé, il s’est simplement transformé.

Nous prenons bien soin de ne jamais laisser s’éteindre ce feu sacré, que Dieu a mis en nous.

Ecclésiaste 9:9
« Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donné sous le soleil »

Eveline Simonnet
source : TopChrétien