La puissance de la prédication de la croix – Chapitre 1

 La puissance de la prédication de la croix – Chapitre 1

Chapitre 1 – La prédication de la croix est une puissance

Quand on construit une maison, elle doit avoir des fondations solides. Jésus dit même qu’il faut la bâtir sur le roc. Quand on bâtit une maison sur du sable, elle ne dure pas longtemps. Dès que la pluie tombe ou que le vent souffle, elle s’écroule, parce qu’elle n’avait pas de fondations solides.

Toute notre vie doit être construite sur le fondement qui est Jésus-Christ. Jésus et Sa Parole sont Un. Bâtir notre vie sur Jésus signifie bâtir notre vie sur Sa Parole. Si je bâtis ma vie sur la Parole de Dieu, je bâtis ma vie sur Jésus.

Je voudrais donc revenir au fondement, qui est Jésus, pour rappeler certaines vérités importantes qu’on oublie vite. C’est l’œuvre du diable, qui vient changer nos pensées et nous faire oublier la Parole du Seigneur. Il nous faut faire constamment ce que disait l’apôtre Pierre :

Voilà pourquoi je prendrai soin de vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente.

2 Pie 1 : 12

Je veux vous donner l’occasion de contrôler si votre maison est bien bâtie. Si elle est bâtie sur du sable, vous êtes en danger. Il faut enlever le sable et construire sur le rocher. Le rocher, c’est Jésus. C’est Lui le rocher des siècles !

Nous lisons dans la première épître aux Corinthiens au chapitre 2 et aux versets 1 et 2 :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié.

1 Cor 2 : 1-2

L’Apôtre Paul leur dit quelque chose de très précis et de très clair : « Quand je suis allé chez vous, je n’avais qu’une seule pensée. » Il était apôtre, il devait bâtir l’Eglise de Jésus et enseigner la Parole de Dieu. Quand il est venu enseigner la Parole aux Corinthiens, il leur a dit : « Je n’avais qu’une seule pensée dans le cœur… » En réalité c’était sa pensée fondamentale. Il ne voulait savoir « parmi vous, » donc parmi vous, Corinthiens et vous, chrétiens rassemblés, « autre chose que Jésus-Christ. » Mais il ne s’agissait pas de n’importe quel Jésus-Christ. Car, aujourd’hui, on enlève souvent la Croix de Jésus, on présente un Jésus différent du Jésus de la Bible, un Jésus philosophe, psychologue ou Père Noël. Mais il ne s’agit plus du vrai Jésus.

Paul prend soin de préciser : « Jésus-Christ crucifié. » Jésus n’est venu sur la terre que pour cela : mourir sur une croix. Il n’est pas venu pour guérir des malades, chasser des démons, distribuer des bénédictions, donner de bonnes paroles de consolation. Certes, Il est aussi venu pour faire tout cela. Mais son seul objectif était de mourir sur une croix pour nous. Tout le reste ne nous a été donné que par la Croix, grâce à la Croix.

En tant que chrétiens, nous devons bâtir notre vie sur Jésus-Christ, mais sur Jésus-Christ crucifié. Aujourd’hui on ne veut presque plus entendre parler de la Croix. On veut un Jésus gai, souriant, plein de joie et d’amour. La Croix, c’était il y a deux mille ans. Jésus y est allé, puis il est ressuscité. Maintenant on efface la Croix et l’on n’en parle plus ! On change d’Evangile ! On n’annonce plus l’Evangile de Jésus-Christ ! Même dans l’éternité, il n’y aura de place que pour Jésus crucifié. Jésus a choisi de garder Ses marques pour nous rappeler constamment qu’Il a été crucifié pour nous.

Cette pensée ne doit jamais nous quitter. Quand Jésus a dit : « Je suis la porte, je suis le chemin, » Il voulait aussi nous dire qu’il n’y a pas de porte en dehors de la Croix. Il n’y a pas de chemin en dehors de la Croix. Il est Lui-même passé par là. Sans la Croix, il n’aurait pas pu payer pour nos péchés et nous ouvrir la porte du ciel. Sans la Croix, il ne resterait rien de l’œuvre de Jésus. Il ne resterait rien de la Bible tout entière ! Du début à la fin de la Bible, la Croix est constamment au centre de la Parole de Dieu. Elle est annoncée dès le début. Elle est encore présente dans l’Apocalypse, puisque sur le trône, Jean a la vision d’un agneau immolé :

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

Apo 5 : 6

Nous devons rejeter ces doctrines philosophiques ou psychologiques qui essaient de régler nos problèmes par les méthodes ou doctrines humaines, ou, au pire, par des doctrines de démons, en enlevant la Croix du message de l’Evangile !

Si l’on enlève la Croix, il ne reste rien de l’Evangile ! Alors la puissance du Saint-Esprit ne peut pas se manifester dans nos vies.

Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.

Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Ac 1 : 4-8

Jésus appelle le Saint-Esprit, qui est une Personne, une puissance, la puissance personnifiée de Dieu. Paul dit aussi :

Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Evangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine.

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.

1 Cor 1 : 17-18

Paul ne dit pas : « la prédication du salut, » parce qu’il existe des moyens de salut que les hommes inventent, sans la Croix. Il ajoute : « la prédication de la Croix est une folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. »

Paul ne dit pas que la croix « était, » ou « sera » une puissance de Dieu. Il dit qu’elle « est » une puissance de Dieu, pour nous qui sommes sauvés.

Il nous arrive parfois de prier : « Seigneur, manifeste ta puissance et ta gloire… ! » Quand Dieu entend cette prière, Il traduit : « Parle-moi de la Croix, fais-moi passer par l’expérience de la Croix, et fais-moi comprendre ce que signifie Jésus-Christ crucifié parmi nous ! »

Tous nos problèmes sont résolus à la Croix. D’une part, parce que c’est là que la chair et le péché ont été crucifiés. D’autre part, c’est par là que la bénédiction du Ciel et la Vie de résurrection passent.

Quand Jésus est mort, il a dit :

Tout est accompli !

Jean 19, 30.

Cela signifie qu’à la Croix, Jésus a pleinement satisfait les exigences du Père. Il a ouvert la porte du ciel pour que nous puissions recevoir toutes les bénédictions que le Père gardait en réserve pour nous.

Il ne faut donc jamais éliminer la Croix du message de l’Evangile, en disant : « Puisque Jésus est mort il y a deux mille ans sur la croix, c’est très bien ! Mais c’est du passé ! Merci Jésus, tu nous as ouvert la porte ! Mais maintenant, on ne pense qu’aux bénédictions, et l’on n’a plus besoin de parler de la Croix ! »

Il ne faut pas non plus parler de la Croix simplement pour nous rappeler ce que Jésus a fait dans le passé. La Croix est toujours actuelle. Il faut continuer à parler de la Croix, à prêcher la Croix, parce quelle est pour nous, aujourd’hui encore, une puissance de vie et de résurrection, par la mort de Jésus et Sa résurrection.

Savez-vous d’où viennent tous nos problèmes ? Tous nos problèmes viennent du fait qu’on n’est pas encore transformé à l’image de Jésus. On aimerait bien, on prie pour ça, on dit : « Seigneur, je veux que ton amour se manifeste ! Donne-moi la patience, donne-moi l’amour, donne-moi toutes les choses qui me manquent ! » Mais est-ce qu’on réalise que tout ceci est compris dans la Croix, et que c’est uniquement par la Croix que Jésus peut exaucer cette prière ?

Dieu veut donc me faire comprendre ce que signifie « Jésus-Christ crucifié. » Jésus-Christ a été crucifié pour nos péchés. Il est mort pour servir de rançon pour nos péchés, qui nous conduisaient à la mort et à l’enfer. En mourant sur la croix, il nous a acquis un plein pardon de nos péchés, si nous croyons en Lui. Quand nous le confessons comme notre Sauveur et notre Seigneur, quand nous recevons Son sang par la foi, tous nos péchés passés sont effacés, et nous recevons la justice de Dieu, qui est parfaite, parce que Dieu donne un plein pardon par Jésus et par la Croix.

Tous les Chrétiens connaissent normalement cette grande bénédiction du salut par la foi en l’œuvre expiatoire de Jésus pour eux à la Croix. Tous savent, ou doivent savoir, que le Sang de Jésus versé à la Croix a la puissance d’effacer les péchés, quand nous nous repentons au pied de la Croix.

Mais je veux revenir sur le deuxième aspect que beaucoup de chrétiens oublient trop vite et trop souvent : à la Croix, nous avons été crucifiés en Lui et avec Lui.

Tous nos problèmes viennent de notre chair. Elle est notre nature non régénérée par l’Esprit de Dieu. Elle est mauvaise, impatiente, pleine de colère, d’envie, de jalousie, de meurtre, de sorcellerie, de magie, d’excès de table… C’est une plante vénéneuse. La mort est dans la chair. Il n’est pas possible de raccommoder la chair, de la changer pour la transformer à l’image de Jésus. Il faut comprendre que Dieu veut faire mourir notre chair de manière concrète, pour qu’elle ne se manifeste plus en nous : plus de traces d’impatience, de colère, de jalousie, de justification de soi, de satisfaction de notre moi personnel !

On n’a pas toujours conscience de la profondeur du péché. Au début d’une vie chrétienne, on dit : « Seigneur, montre-moi mes péchés ! » Le Seigneur commence à nous montrer les péchés les plus grossiers : le vol, le mensonge, l’adultère… On met ces choses en règle, quand on est honnête avec le Seigneur.

Puis, à mesure qu’on avance avec Dieu, le Seigneur nous montre tous les domaines où va se cacher le péché : dans les plus petites choses, les profondeurs les plus subtiles ; là où il essaie de se manifester sous une apparence religieuse et spirituelle. Même nos qualités humaines sont mauvaises aux yeux de Dieu, nos qualités humaines héritées dans la chair. Elles doivent être placées sur l’autel de la Croix pour être crucifiées. Ce n’est pas parce que j’étais bon professeur dans le monde que je vais être un bon enseignant de la Parole de Dieu, en me convertissant. C’était une qualité humaine, mais cela n’a rien à voir avec ce qui peut se passer dans l’Evangile de Jésus. Il s’est servi de simples pêcheurs, des humbles et des pauvres. Paul, qui était éduqué, et qui avait des diplômes, a dit :

Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu.

Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié.

Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

1 Cor 2 : 1-5

Le Saint-Esprit qui nous a été donné pour nous conduire dans toute la vérité nous a été donné pour nous convaincre de péché.

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement.

Jean 16 : 8

Il va nous montrer que notre péché a été pardonné sur la Croix et que la solution de Dieu pour régler le problème de mon péché, c’est de me saisir par la foi de l’œuvre de Jésus-Christ. Je ne dois pas attendre passivement que cette œuvre se manifeste dans ma vie. Je dois en recevoir la révélation, et m’emparer de cette révélation par la foi. Je dois avoir soif de recevoir la révélation de Jésus-Christ crucifié. Je dois saisir par la foi ma mort en Jésus-Christ. Je ne dois jamais oublier, à aucun moment de ma vie, que je suis mort en Christ et avec Christ. Je dois vivre de Sa mort pour pouvoir recevoir Sa vie.

La prédication de la Croix est donc une prédication de la mort de notre chair en Jésus. Elle ouvre le chemin à la vie de résurrection en Jésus. La vie de résurrection de Jésus ne peut se manifester, ni traverser l’enveloppe de ma chair, si ma chair n’est pas morte par la foi en l’œuvre de Jésus. Il est inutile d’essayer de crucifier la chair et de faire des efforts pour marcher par l’Esprit. Je n’y parviendrai pas, car je suis alors sur le terrain du salut par les œuvres et non par la foi. Mais si je reçois par le Saint-Esprit la révélation de ce que cela signifie d’être crucifié en Christ, je comprends alors que le problème a été réglé pour moi par Jésus. C’est le Seigneur qui me donne ce cadeau que je dois prendre par la foi. Je puis alors dire : « Seigneur, maintenant, par ton Esprit, fais descendre dans mon cœur la compréhension de cette réalité ! » Cette chair épouvantable, à l’odeur pestilentielle quand elle se manifeste, a été mise à mort quand Jésus est mort à la Croix. Quand Il est mort, je suis mort avec Lui. Quand Il est mort, Il n’a pas seulement payé pour mes péchés, Il a aussi fait mourir la cause de mes péchés, qui est la chair. Car Il est mort pour tous. Nous sommes donc tous morts avec Lui. Il est ressuscité, et nous sommes ressuscités avec Lui.

Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.

Rom 6 : 8

On ne peut donc jamais assez glorifier le Seigneur Jésus pour Son œuvre à la Croix. Constamment le Seigneur veut nous révéler la profondeur de l’œuvre de Jésus à la Croix, et la puissance de la prédication de la Croix.

Tout a été accompli à la Croix. Jésus m’y offre la solution de tous mes problèmes, que ce soit mon mauvais caractère, les maladies de mon corps, ou les conséquences de tous mes péchés passés et de ceux de mes ancêtres depuis Adam.

Le problème du Saint-Esprit, c’est de me le faire comprendre spirituellement, pour que je puisse le prendre par la foi en disant : « C’est pour moi. » De la même manière que nous avons pris le pardon de nos péchés par la foi, nous devons prendre notre mort en Christ par la foi. C’est pourquoi la Bible dit :

Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

Rom 6 : 11

Je n’y parviendrai pas en m’efforçant de me persuader, en disant : « Je suis mort, je suis mort, je suis mort… ! » Je dois me placer devant Dieu et Lui dire : « Seigneur, tu le dis, j’ai besoin de le comprendre par Ton Saint-Esprit. Je veux le vivre concrètement dans ma vie, pour que tous puissent voir que je suis effectivement crucifié et que je n’ai plus aucun désir personnel, sinon celui de T’obéir et de Te servir. Je ne veux plus me justifier, prouver aux autres que je suis quelqu’un, me défendre quand je suis attaqué injustement, montrer aux autres mes qualités, mes capacités, ou cacher mes défauts parce que je serai mal jugé… »

Le Seigneur veut accomplir en nous une œuvre complète et parfaite. Comme elle a été parfaitement accomplie en Jésus, à l’instant où je reçois, par le Saint-Esprit, la révélation de ma crucifixion en Jésus-Christ, je reçois effectivement une pleine sanctification, qui va durer toute ma vie, à condition que je marche par la foi, jour après jour, dans cette révélation, sans jamais l’oublier. Je ne ferai pas comme les Galates, qui avaient commencé de marcher par l’esprit, et qui étaient retombés dans la chair.

Ô Galates dépourvus de sens ! Qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ?

Gal 3 : 1

Tout le travail de Paul avait été de parler aux Galates de Jésus-Christ crucifié. Il leur avait expliqué que tous leurs péchés avaient été pardonnés en Jésus. Mais cela ne leur suffisait pas. Il fallait leur faire comprendre que leur chair avait été détruite par la mort de Jésus.

Si nous permettons à la chair de rester vivante, elle va nous pousser à recommencer à pécher, et il nous faudra passer notre temps à demander pardon. Bien sûr, quand on pèche et que le Saint-Esprit nous le montre, nous devons immédiatement demander pardon. Mais il nous faut atteindre une étape supérieure, qui consiste à marcher par l’Esprit dans une vie crucifiée. Cela ne signifie pas qu’on ne va plus jamais pécher. On peut toujours pécher si l’on oublie la Parole de Dieu, si l’on retourne en arrière, si l’on baisse la garde, ou si l’on n’entretient pas la foi dans la Parole.

On peut ainsi parvenir à ne plus jamais pécher. Non parce que nous aurons atteint ce but par nos propres forces, mais parce que le Saint-Esprit nous aura fait comprendre la perfection de l’œuvre de Jésus, que nous y serons entrés dans la foi et, qu’à chaque instant, nous recevrons la grâce de Dieu pour marcher dans cette foi.

Quand le péché et la tentation se présenteront, on aura alors la force d’y résister et de faire ce que dit Paul :

Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et offrez à Dieu vos membres, comme armes pour la justice.

Rom 6 : 13

Pourquoi vais-je pouvoir le faire à ce moment-là ? Parce que j’ai la foi que je suis crucifié en Christ et que ce n’est plus ma chair qui domine sur moi, mais l’Esprit du Seigneur. Je peux le faire parce que je crois de tout mon cœur ce que Jésus m’a révélé : que je suis crucifié et que ma chair est morte. Je vais marcher dans cette révélation.

Comme vous avez reçu le Seigneur, marchez en lui.

Col 2 : 6

La qualité de notre marche pratique dans l’Esprit est proportionnelle à la révélation de la Croix que nous avons reçue, et au fait que nous demeurons dans cette révélation, en ayant toujours foi en la Parole.

Si nous péchons, parce que nous avons cédé à un accès charnel, cela veut dire que nous ne sommes pas restés fermes dans cette foi en la puissance de Dieu, pour nous maintenir dans l’œuvre de Jésus. La situation n’est pas pour autant désespérée !

Car je ne fais pas le bien que je veux, mais je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, mais le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

Rom 7 : 19-21

Paul décrit quelle était sa situation, avant qu’il soit libéré par la révélation de la Croix. C’est la situation de quelqu’un qui veut vraiment marcher avec Dieu. Ce qui réjouit le cœur du Seigneur, c’est de me restaurer dans la compréhension de Son œuvre, pour que je sache que ma chair a été crucifiée avec Jésus, que toutes choses anciennes sont passées, que celui qui est en Jésus est une nouvelle création. Si je sais que je suis mort et crucifié en Christ, je ne vais pas avoir de difficulté à me considérer comme mort et crucifié.

Est-ce que tu te reconnais en Christ ? Tu es un ancien pécheur repenti ; tu es mort à ta vie passée, et ressuscité à une vie nouvelle. Tu n’as pas le droit de proclamer ces choses par ta bouche si elles ne sont pas devenues une expérience profonde dans ton cœur, expérience donnée par le Saint-Esprit, et reçue dans la prière, l’adoration, et la reconnaissance.

« Seigneur, Tu as fait de moi une nouvelle création par la Croix du Calvaire. Cette Croix maudite a cloué ma chair une fois pour toutes. Je marche dans cette nouveauté de vie, parce que j’ai pris Ta Parole par la foi ! »

Je reçois alors quelque chose d’aussi solide que l’assurance de mon salut. Si tu es sûr d’être sauvé, Satan ou quelqu’un viendra peut-être te dire : « Je suis sûr que tu n’es pas sauvé ! » Mais toi, si dans ton cœur tu sais que tu es sauvé, tu vas dire : « Je sais que mes péchés ont été pardonnés, que le sang de Jésus a effacé mes péchés, parce que c’est écrit et que je l’ai reçu, que je l’ai pris par la foi. »

De même, as-tu cette assurance que tu es crucifié avec Jésus, et que ta chair, si mauvaise, cause de tous les problèmes dans ta vie, ta famille, ton Eglise, que ta chair a été détruite à la Croix ?

Ce n’est pas Satan qui est la cause de nos problèmes, c’est notre chair non crucifiée. Si la chair n’est pas crucifiée, c’est une porte ouverte à Satan et aux démons. Cessons de mettre nos problèmes sur le dos de Satan ! C’est encore là une ruse de l’ennemi pour nous détourner de la révélation de la Croix ! Satan ne pourrait rien faire dans le peuple de Dieu si nous marchions dans la vie crucifiée ! Le seul moyen de vaincre Satan est la Croix. Cela ne sert pas à grand-chose de commencer à gesticuler en criant : « Satan, je te lie, je te chasse… ! » alors que notre chair n’est pas effectivement crucifiée. On peut être conduit à le faire, mais seulement quand on est sur le terrain de la Croix. Il ne faut pas se tromper d’ennemi :

Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

Eph. 6 : 11-12

Paul peut dire cela parce qu’il tient pour acquis le fait que les Ephésiens ont crucifié leur chair. Je ne vais pas lutter contre ma chair, c’est peine perdue. Je vais recevoir par la foi la crucifixion de ma chair. Je vais ainsi être solide pour pouvoir résister aux démons et mener le vrai combat que Dieu me demande de mener.

Notre combat n’est pas contre la chair. Si nous combattons contre la chair, nous menons un combat perdu d’avance. Celui qui dit à son frère ou à sa sœur : « Tu dois mettre le voile, tu ne dois pas fumer ni boire…, » ce ne sont que des prescriptions charnelles. Ces choses doivent venir du Saint-Esprit, qui éclaire la Parole et nous montre ce que nous devons faire. Quand Il nous l’a montré, nous le faisons naturellement. Celui qui est crucifié n’a plus aucun problème pour obéir au Seigneur. Il n’y a plus cette résistance de la chair, qui refuse d’obéir aux choses spirituelles. Si la chair n’est pas morte, elle va toujours trouver le moyen de manifester sa rébellion et nous empêcher de faire ce que Dieu voudrait, avec toutes sortes de bonnes raisons « spirituelles » et religieuses.

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.

Col 2 : 8

Une philosophie trompeuse est un Evangile où la Croix n’est pas au centre. L’appel que j’ai reçu du Seigneur est qu’il faut revenir constamment au message de la Croix, tant que je vois que ce message n’est pas manifesté dans notre vie. Sinon, le travail du Saint-Esprit ne se fera pas. Chaque Chrétien doit parvenir à cette réalisation pleine et complète qu’il est crucifié en Jésus, qu’il est mort et ressuscité en Lui et avec Lui.

Dans l’épître aux Colossiens, Paul les exhorte à ne pas s’appuyer sur les rudiments du monde, mais sur Christ :

Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.

Col 2 : 9

Dans un autre passage, il dit aux Ephésiens :

En sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

Eph 3 : 19.

Cette plénitude de Dieu habite corporellement en Jésus-Christ crucifié. Il nous a ouvert la porte par Sa mort sur la Croix et Il nous dit :

Si quelqu’un veut venir à moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

Luc 9 : 23

Nous ne pouvons pas être disciples de Jésus, obéir à une loi si parfaite et manifester le caractère de Jésus, si notre chair n’est pas crucifiée. Jésus ne nous demande pas de crucifier nous-mêmes notre chair. Il l’a déjà fait pour nous. Recevons cette réalité par la foi.

Il y a des gens qui voudraient tout faire eux-mêmes pour tenter de crucifier leur chair. Ils vont se faire moines, se priver de tout, de viande, de vin, de relations sexuelles… Cela ne mène à rien, si ce n’est à la glorification de soi-même. Cela ne fait que prouver que leur chair n’est pas crucifiée, et qu’ils la glorifient.

Plaçons-nous devant la Parole de Dieu, et disons : « Seigneur Jésus, tu l’as fait pour moi ! Je n’ai qu’à accepter par la foi ce que Tu as fait ! Je veux que cette révélation pénètre au fond de mon cœur. Je la reçois ! Je suis mort en Toi et ressuscité en Toi ! Ce n’est plus moi qui vis, c’est Toi qui vis en moi ! »

Il s’agit bien d’une expérience vécue, et pas seulement d’une théorie. Ces paroles seraient des paroles en l’air, si l’on n’est pas passé par l’expérience.

Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair.

Col 2 : 10-11

Quand vous êtes devenus chrétiens, la mort de Christ est devenue la vôtre. Vous avez été circoncis par Lui. Quand le bébé hébreu était circoncis, à l’âge de huit jours, il n’avait rien à faire. Il ne participait pas, tout était accompli sur lui, et malgré lui. Nous, nous acceptons Christ par la foi, mais l’œuvre de circoncision, c’est Lui qui l’a faite pour nous et qui nous la donne. Nous n’avons rien eu à faire pour nous crucifier. C’est Lui qui a été crucifié pour nous. Il nous dit maintenant : « Crois-le et accepte-le par la foi. »

Il faut bien comprendre que nous ne devons pas être des alliés de la chair, pour l’empêcher de mourir. La personne qui est la plus précieuse à nos yeux charnels, c’est nous-même. On ne se rend pas compte à quel point, si on n’y veille pas, cela nous empêche de voir que notre chair a besoin d’être crucifiée. On a tellement eu l’habitude, dans notre vie passée de pécheur non régénéré, de nous soigner nous-mêmes, de nous justifier nous-mêmes, de s’occuper de notre nature personnelle et de nos intérêts personnels, qu’il faut vraiment une révélation puissante du Saint-Esprit quand nous venons au Seigneur ! Nous devons comprendre que la chair est infecte aux narines du Seigneur. Il a condamné à mort ta chair et il l’a tuée à la Croix, avec ses passions et ses mauvais désirs. Puis Il t’a donné, en Christ, une nature nouvelle, qui n’a plus rien à voir avec celle que tu avais. L’ancienne nature est pourrie, irrécupérable. Elle a dû mourir avec Christ, il y a 2000 ans. Dieu m’a donné maintenant une nature nouvelle. Il travaille à la manifester en moi, par ma foi en la révélation qu’Il me donne par le Saint-Esprit.

Si je crois que ma chair a été crucifiée, je ne céderai pas aux tentations quand elles se présenteront. Je serai rempli de la révélation de Jésus. Quand cette petite réaction d’impatience ou de colère, à laquelle j’étais constamment habitué, dans mon passé, vient frapper à ma porte, je la repousse, parce que je sais que ma chair a été crucifiée. Par la foi, j’ai la force et la grâce de Dieu pour résister à la tentation. Je peux le faire, parce que j’ai saisi le moyen que me tendait le Seigneur : la Croix. La chair ne dominera plus sur moi, c’est moi qui domine sur elle maintenant.

Ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts.

Col 2 : 12

Il en est de même pour toutes les promesses du Seigneur. Jésus a dit : « Si tu crois, tu verras la chose s’accomplir. » Il nous dit encore :

C’est pourquoi je vous le dis : tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Marc 11 : 24

Il n’a pas limité cette parole à certaines promesses. Notre mort en Christ est plus qu’une promesse, c’est une réalité déjà accomplie. Quand le Seigneur nous assure que nous avons été crucifiés en Lui, je peux prier en disant : « Seigneur, je veux marcher dans cette révélation. Fais dans mon cœur un travail de révélation profonde, par ton Esprit. » Je prends cette Parole comme n’importe quelle autre Parole du Seigneur, avec une foi qui ne doute pas.

Je ne dois pas douter que ma chair est morte en Christ, simplement parce que je vois encore des manifestations de ma chair. Je peux dire simplement que l’œuvre du Seigneur n’est pas encore parfaite en moi. Mais je ne doute pas que ce que Dieu a dit est vrai. « Je suis mort en Toi, Seigneur, il y a 2000 ans. Je suis ressuscité en Toi ! Je médite ta Parole… » Il y a une grande différence entre méditer la Parole de Dieu, par le Saint-Esprit, dans la prière, en recevant la révélation du Seigneur, et se bourrer la tête de pensées intellectuelles sur la Croix. Ces pensées ne pénètrent pas au fond des entrailles par une révélation du Saint-Esprit. Elles ne contribuent qu’à la satisfaction de la chair, sans jamais la mettre à mort.

Si tu as cette assurance de ta mort en Christ, tu la gardes dans ton cœur et tu la vis. Tu n’as pas besoin de proclamer : « Je suis une nouvelle créature, » ou « ma chair a été crucifiée ! » On le verra tout de suite ! Cette réalité s’exprimera par tous les pores de ton être, dans toute ta vie. Chacun verra, et goûtera, que tu es crucifié et que tu l’es vraiment, que tu ne défends plus tes intérêts personnels et que tu es vraiment passé par l’expérience du jardin de Gethsémané.

Jésus, devant les souffrances de la mort qui approchait, a transpiré des grumeaux de sang, en disant, par trois fois :

Mon Père, s’il est possible que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

Mat 26 : 39

De même, si nous nous plaçons devant le Seigneur dans le même esprit que Jésus, et si nous disons : « Seigneur, je sais que ma chair ne veut pas mourir. La proximité de la Croix la remplit de terreur. Cependant, non pas ma volonté, mais la Tienne. Je veux en finir avec cette chair qui n’arrête pas de se manifester ! Il faut que ce soit réglé une fois pour toutes, devant Toi Seigneur, par la foi, par la puissance de la Croix et de l’œuvre de Jésus ! »

Le Saint-Esprit nous ramène constamment à la Croix, qui est la puissance de Dieu. C’est là que tout a été réglé, que tout a été accompli. C’est là que mes péchés ont été expiés. Mais c’est aussi là que ma chair a été crucifiée. C’est là que les principautés et les dominations ont été complètement dépouillées.

Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses… Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Col. 2 : 13, 15

Le Seigneur savait qu’il nous faudrait un moyen radical pour sortir de l’esclavage de la chair. Il fallait qu’Il nous offre une solution parfaite. Il a choisi de mourir pour nous, mais en nous entraînant avec Lui dans Sa mort. Après être sorti du tombeau, il nous a aussi entraînés dans Sa résurrection. Il veut à présent manifester en nous Sa merveilleuse Vie de résurrection, Son Amour parfait.

L’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté …, représentent le fruit de l’Esprit. Comment le fruit de l’Esprit pourrait-il pousser sur un cep charnel ? Jésus est le Cep. Je suis le sarment, mais ce sarment doit manifester la vie de résurrection en Christ. Je suis une nouvelle création, je dois produire le fruit de l’Esprit qui me remplit.

Si ma chair n’est pas effectivement crucifiée, je vais m’épuiser à tenter de produire le fruit de l’Esprit. Je ne vais réussir qu’à donner à Dieu et aux autres un mélange épouvantable à boire, un affreux vinaigre, au lieu du vin vieux de l’Esprit.

Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix. Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Col 2 : 14-15

Voyez-vous comment ce passage résume bien l’œuvre de la Croix ?

Quand Jésus est mort, c’est notre chair qui est morte avec lui. Quand Il est ressuscité, c’est nous qui sommes ressuscités dans une nouvelle nature, que nous devons aussi recevoir par la foi.

« Seigneur, je ne vais pas essayer de travailler à être meilleur. Je reçois par la foi la nouvelle nature que Tu me donnes. Je laisse Ta vie se manifester à travers moi et produire Ton fruit. Je participe à Ton œuvre par la foi. »

Quand nous marchons dans la vie de l’Esprit, nous ne devenons pas des « zombies » spirituels, complètement dépouillés de toute vitalité et de tout nerf ! Nous ne devenons pas des êtres passifs et sans tonus, parce que nous avons été mis à mort en Jésus ! Sinon, nous aurions accepté un faux Evangile. La vérité, c’est que nous recevons une vie nouvelle en Jésus ; notre ancienne vie est morte. Nous avons une Vie de résurrection, qui nous donne une nouvelle nature. Cette nature a ses désirs et ses sentiments, mais ce sont les désirs et les sentiments de Jésus. Je reçois une nouvelle personnalité, qui est unique, donnée par Jésus, une personnalité merveilleuse qui est appelée à manifester celle de Jésus.

Nous sommes quand même tous différents, et tous appelés à des tâches différentes, mais tous avec la nature de Jésus reçue par la foi, une belle nature de vie et de résurrection qui manifeste un fruit merveilleux. Au centre de ce fruit, il y a l’Amour de Jésus-Christ, un amour enfin débarrassé de toutes ces tendances charnelles qui font tant de mal aux autres, et qui nous font tant de mal, quand on ne s’occupe pas de nous, quand on ne fait pas attention à nous, quand on nous marche injustement sur les pieds, etc…

Toutes ces choses charnelles sont mortes et crucifiées en Christ. Nous sommes encore appelés à souffrir de tout ce qui fait souffrir Jésus, mais il ne doit plus se manifester de mauvaise réaction, d’impatience, de colère, d’animosité, même la moindre. Quand un cadavre est mort, il est complètement mort ! Il ne manifeste plus la moindre réaction ! Tant qu’il a une réaction, il n’est pas mort !

Ce qui nous empêche, nous chrétiens, de vivre dans cette réalité, c’est le manque de révélation, et le manque de foi en la Parole du Seigneur. Quand Jésus nous dit : « Ta nature charnelle, qui t’a toujours tourmenté depuis ta naissance, je l’ai tuée à la Croix. Je te donne ce cadeau. »

Si je Lui réponds : « Mais, Seigneur, je me connais, j’ai entendu cela souvent. Je l’ai pris « par la foi », mais, le lendemain, j’ai recommencé. » Je ne suis pas dans la foi en parlant ainsi. J’ai besoin de me replacer devant le Seigneur et devant Sa Parole, pour que je puisse, dans la paix du Saint-Esprit, recevoir au fond de mon cœur cette lumière, cette illumination que tout est accompli par Jésus.

Il a tout réglé, Il a pensé à tout d’avance. Il savait quelles allaient être nos difficultés, combien de fois nous allions essayer d’être meilleurs, combien de bonnes résolutions nous allions prendre ! Dans Son intelligence infinie et parfaite, Il a dit : « Sans la Croix, ils ne vont jamais s’en sortir ! » Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont conçu un plan parfait : au centre de ce plan, il y a la Croix de Jésus !

Il est merveilleux de voir, dans la vie d’un homme ou d’une femme, la vie de Jésus commencer à se manifester ! Ce n’est pas la religion, ce ne sont pas les traditions humaines, ce ne sont pas les œuvres de la chair qui pourront l’accomplir ! Seule la Vie de Jésus peut l’accomplir, Son amour, Sa sainteté. Notre sainteté ne sera pas une sainteté forcée, hypocrite, qui vient d’une obéissance forcée aux commandements de la Loi. Mais ce sera une sainteté qui viendra de ce que notre chair sera vraiment morte. La vie de résurrection va pouvoir alors jaillir comme un fleuve et se manifester par toutes sortes de bons fruits, à la gloire de Dieu.

Tout cela, par grâce, et tout par la foi, pour que ce soit par grâce. C’est un cadeau que Dieu nous fait. Il te dit : « La seule chose que je te demande, c’est que tu prennes ce cadeau par la foi et que tu me dises : merci, Papa, je prends ton cadeau et je marche dans ce cadeau que tu me donnes ! » Quand tu reçois une révélation de Dieu au fond de ton cœur, tu vas marcher dans cette révélation. Tu sais qu’elle est vraie.

Est-ce que tes yeux ont déjà vu Jésus ? Non ? Est-ce que tu sais pourtant que Jésus est vivant ? Pourquoi sais-tu qu’Il est vivant ? Parce que le Saint-Esprit, que Dieu a envoyé dans ton cœur, te le dit et te l’atteste ! Parce que c’est écrit dans la Bible ! C’est écrit dans cette Parole éternelle qui est Esprit et Vie ! Et tu as en toi le Saint-Esprit de Vie ! La Personne elle-même du Seigneur te l’atteste dans ton cœur !

Pour Dieu, ce n’est plus un problème ! Mais c’est encore un problème pour toi, si tu ignores ce qui s’est passé à la Croix, ou si tu ne l’as pas compris. Cela devient un problème pour Dieu, indirectement, puisqu’Il s’efforce de te le faire comprendre. Jésus t’a rendu capable de recevoir la révélation de la foi. Cet héritage merveilleux est à toi : le pardon de tes péchés, la compréhension de la mort de ta vieille nature en Christ, la révélation que tu as reçu une nouvelle nature. Marche maintenant dans la foi au Fils de Dieu, qui t’a fait ce royal cadeau ! Si tu es dans cette attitude-là, si, en lisant ces lignes, ta foi a augmenté par rapport à cette Parole de Dieu, tu vas en voir immédiatement les fruits, tant que tu restes sur le plan de la foi.

Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

Col 3 : 3

Tu es mort, avec toutes tes mauvaises réactions charnelles ! Tu es caché avec Christ en Dieu ! Tu es blotti contre le cœur de Dieu, caché là avec Christ, en Dieu qui est notre vie.

Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.

Col 3 : 4

Il est notre vie, parce qu’il est passé par la mort, et que nous sommes passés par la mort en Lui.

Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.

Col 3 : 5

Maintenant que tu crois que tu es mort, tu as la puissance de faire mourir ces membres qui sont sur la terre. Quand un arbre est mort, il ne produit plus de fruit. Si tu es mort, tous ces fruits mauvais sont morts aussi, avec l’arbre. Tu peux les faire mourir parce que tu es mort. Quand ces choses viennent à toi sous forme de tentations, de mauvais désirs, de mauvaises pensées, tu es capable de mettre ce commandement en pratique. Peut-être que l’une des dernières choses à faire mourir sera cette petite réaction d’impatience, de vivacité. La chair va encore tenter de se cacher. Mais tu es appelé à faire mourir aussi cela, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus la moindre racine mauvaise, qu’il n’y ait que la vie, l’amour, la joie, la paix se manifestant en abondance, sans aucune trace de réaction charnelle.

C’est possible, parce que Jésus l’a fait. Il vit en toi, et veut manifester en toi Sa nature, si tu crois. Comment pouvons-nous encore entendre des Chrétiens qui disent : « Cet Evangile est un idéal trop élevé ! Jamais nous n’y arriverons ! » Si nous partons sur ces bases, il vaut mieux ne pas commencer. Nous allons être la plus malheureuse des créatures ! Quelqu’un a dit : « Il n’y a rien de plus facile que de marcher à fond dans le monde. Il n’y a rien de plus facile que de marcher à fond avec Jésus. Mais il n’y a rien de plus difficile que de marcher à la fois avec Jésus et avec le monde ! » On est alors constamment partagé. Le problème n’est pas réglé à la base, tant que nous traînons encore avec nous de la chair non crucifiée. Nous essayons de marcher par l’Esprit. Certains jours, nous y arrivons, d’autres, pas. Je suppose que personne ne voudrait rester le plus malheureux des hommes ou des femmes toute sa vie !

Nous devons absolument nous placer devant Dieu pour recevoir la révélation de notre mort en Christ, et de notre nouvelle création en Christ. La Vie de Dieu est en toi, prête à se manifester si le vase est brisé. Il a été brisé en Christ.

Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres.

Col 3 : 9

Ne vous mentez pas à vous-mêmes. Ne prétendez pas être crucifié si vous ne l’êtes pas effectivement. Nous le sommes en Christ, mais cette position légale doit devenir une réalité dans notre vie, suite à la révélation donnée par le Saint-Esprit. Ne mentons pas, en affirmant que nous sommes crucifiés, alors que cette réalité n’est pas visible dans notre vie. Ce serait encore pire que de ne rien affirmer, car ceux qui nous entourent se rendent bien compte que nous ne sommes pas crucifiés. Beaucoup de Chrétiens osent affirmer être ce qu’ils ne sont pas en réalité. Ils ont entraîné dans l’incrédulité, ou écarté de Christ, beaucoup de gens qui n’y comprenaient plus rien, disant : « Celui-ci dit qu’il est crucifié avec Christ et qu’il est conduit par le Saint-Esprit. Mais, dans la pratique, je le vois marcher comme un païen. Alors, où est la vérité ? »

Comment ceux qui nous entourent pourront-ils avoir confiance dans le message de la Croix ? Comment pourraient-ils se tourner vers un Sauveur qui ne serait pas capable de réaliser Ses promesses dans la propre vie de ceux qui proclament le message de la Croix ? Je préférerais me taire, me mettre à genoux devant le Seigneur, et crier à Lui pour qu’Il me donne la révélation de Sa Parole. Si nous avons soif de Jésus, si nous voulons vraiment voir Jésus manifesté en nous, nous passerons du temps devant Dieu pour recevoir la révélation de la Croix, jusqu’à ce que notre chair soit effectivement crucifiée.

Quand allons-nous régler définitivement cette question ? Sur notre lit de mort ? Tu mesurerais alors tout le temps que tu aurais perdu, alors que tu pouvais, si tu avais vraiment eu soif du Seigneur, recevoir bien plus tôt cette révélation. Avons-nous passé du temps devant le Seigneur ? Lui avons-nous dit, du fond de notre cœur : « Seigneur, je désire vraiment recevoir cette Vie d’en haut, cette révélation qui précède la manifestation de Ta Vie. Illumine mon intelligence spirituelle, pour que je comprenne Ta Parole et le message de la Croix ! » Nous devons parvenir au point où nous savons que ce message est devenu une réalité pour nous, parce que nous l’avons compris, reçu par la foi, et que nous marchons et vivons dans cette réalité.

Nous rendons-nous compte de tout ce qui va changer, pour nous, pour les autres, et pour le Seigneur, à partir du moment où nous aurons compris le message de la Croix, avec notre cœur, et où nous aurons reçu la Vie abondante de Jésus ? Elle se manifestera dans notre vie par tous les fruits de l’Esprit, et la gloire de Jésus brillera sur nous.

On parle d’un réveil, on prie pour un réveil, on demande au Seigneur d’envoyer un grand réveil. Le réveil commence par la prédication de la Croix. Cette prédication doit être reçue dans la vie de ceux qui l’entendent, jusqu’à ce que la chair soit complètement crucifiée. Montre-moi un homme crucifié, et je te montrerai un réveil !

La Croix est toujours au centre d’un véritable réveil conduit par le Saint-Esprit. Quand je vois ces prétendus réveils modernes où l’on annonce toutes sortes de choses sauf la Croix de Jésus, je dis : « Dieu n’est pas au milieu de ce réveil. Ce n’est pas un réveil de Dieu ! » Même s’il y a une action de repentance causée par le Saint-Esprit, s’il n’y a pas une puissante prédication de la Croix, ce réveil se perd dans les sables mouvants du Malin. Il est ensuite contrôlé par les démons et par le diable, toujours prêts à contrefaire l’action de l’Esprit, parce qu’on a négligé de prêcher la Croix. Il se passe alors toutes sortes de choses épouvantables, qui sont prises pour des révélations et des manifestations de Dieu, alors que Dieu est complètement absent de ces choses.

Voyez-vous à quel point nous avons besoin de la prédication de la Croix ? Paul avait raison de dire :

Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié.

1 Cor 2 : 2

Il parle constamment de la Croix, dans toutes ses épîtres. À tous il parle de la Croix, de la nécessité de se dépouiller du vieil homme par la foi. Constamment il leur dit : « Vous avez reçu la révélation : marchez dans cette révélation ! Glorifiez Dieu, et laissez la gloire de Dieu se manifester au milieu de Ses enfants crucifiés et ressuscités avec Christ ! »

Cela vaut la peine, bien-aimés, de rappeler souvent le message de la Croix, car c’est là le cœur de l’Evangile, le cœur de la Bible, la solution divine à tous nos problèmes. C’est là, à la Croix, que Jésus a tout accompli. C’est là qu’Il manifeste pleinement toute Sa grâce ! Si je reste crucifié toute ma vie, toute ma vie je manifesterai la Vie de résurrection du Seigneur Jésus. Alléluia !

Prière :

« Seigneur, je Te supplie de tout mon cœur d’élargir mon propre cœur, par ton Esprit, pour que je comprenne l’œuvre de la Croix. Révèle-moi pleinement les profondeurs de ce mystère merveilleux, que Tu veux révéler à Tes enfants qui ont soif de toi. Seigneur, Tu as compris que je veux marcher sur cette terre en homme qui a pleinement reçu dans sa vie la Vie de Jésus-Christ. Élimine complètement de moi toute trace de ma vie passée, pour Ta gloire !

Je Te remercie de ce qu’en Christ Tu as pourvu. Je Te bénis pour l’action de Ton Saint-Esprit dans mon cœur, et dans le cœur de tous ceux qui ont soif de comprendre Ta Parole, pour glorifier Ton nom.

Seigneur, le temps que nous avons à vivre sur cette terre est tellement court ! Je Te prie de nous faire comprendre ces choses spirituellement. Que Ton Esprit soit maintenant à l’œuvre dans le cœur de Tes bien-aimés qui sont là, comme dans mon propre cœur, pour nous faire comprendre la puissance de la prédication de la Croix, et la puissance de Jésus crucifié et ressuscité. Que nous puissions marcher dans cette puissance, Père, pour Te glorifier ! Au nom de Jésus. Amen ! »

ENsemblepourChrist

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